Ma photo
"Ce que j'ai aimé, que je l'aie gardé ou pas, je l'aimerai toujours" [André Breton] . "Je suis au fond de ce que je parais en surface: douce, timide et rêveuse. Même quand la vie se fait cruelle"____ [Erik Orsenna. La grammaire est une chanson douce]
cliquez "Articles plus anciens" pour découvrir davantage
Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Paris. Afficher tous les articles

Alexis Michalik

Brouillon édité en mai 2021 et finalement il peut être publié aujourd’hui, après que j’ai vu le 5è oeuvre d’Alexis Michalik qui est Edmond il y a 2 semaines. On peut compter aussi ‘Les Producteurs’ mise en scène par lui mais il n’est pas auteur et honnêtement cette pièce n’est pas mon coup de coeur.

- - -

J'envisage de publier un article sur Alexis Michalik - le metteur en scène français qui est officiellement devenu mon nouvel idol 😊, après avoir vu toutes ses pièces (il m'en reste une qui est Edmond), ainsi qu'avoir lu quelques textes intégraux.

Une semaine équilibre

Et alors? Il n’y a aucune raison pour laquelle je n’écris pas en français quand je raconte ma vie à Paris. En plus, l’écriture en français me manque, vraiment. Même quand j’écris ces lignes là, je me sens un peu étrange, et en même temps très contente! 

Bref, j’ai eu une semaine assez équilibre. Equilibre entre être toute seule et prendre du temps à côté des autres, entre rester chez moi et sortir, entre manger chez moi et au resto (pour une introvertie, c’est TOP). Et il faisait beau toute la semaine. Et j’ai pris de jolies photos qui me motivent d’écrire un article pour que je puisse les partager. 

Changer l’eau des fleurs : du livre au théâtre

L’introduction du fond de l’histoire : impressionnante ! Cela me rassure que j’ai fait la bonne décision quand j’ai acheté ce livre lors d’un jour spécial ( j’achète rarement les livres maintenant comme je peux tous emprunter à la bibliothèque).

“Mes voisins de paliers n’ont pas froid aux yeux. Ils n’ont pas de soucis, ne tombent pas amoureux... ils ne lisent pas, ne payent pas d’impôts,... ils ne sont pas lèche-cul, ambitieux, ...Ils sont morts. La seule différence entre eux, c’est le bois de leur cercueil : chêne, pin ou acajou.”

Et c’est tout… tout ce que j’ai écris en avril, le mois où j’ai acheté ce livre. J’en ai lu un peu plus de 30%, puis je me suis arrêtée. Ce n’est pas parce que le livre est nul, non, au contraire, je confirme que c’est certainement un joli bouquin! Si vous pouvez voir le nombre de marque-pages que j’ai collées tout au long du 30% du livre, vous le saurez. Mais un livre pas facile à lire, pas un genre de lecture rapide.

Et il y a quelques jours, j’ai vu la pièce de théâtre adaptée de ce livre. C’est la pièce qui m’impressionne la plus cette année, celle dont je veux parler ici, sur mon blog. En fait, cette année n’est pas une année très dynamique concernant mon séjour de théâtre. J’ai moins de subvention, je dépense moins au théâtre, en plus il y a moins de pièces qui m’attirent. Et honnêtement, quelques pièces que j’ai décidé de regarder ne me plaisent pas 100% (bref, on peut dire que ce n’est pas mon goût), même si elles sont mises en scène par les stars comme Jean-Philippe Daguerre ou Alexis Michalik. A côté de “Changer l’eau des fleurs”, “Les Franglaises” est aussi une pièce géniale, les comédiens/comédiennes sont tous talentueux et très énergétiques. C’est pas vraiment la comédie musicale mais une combinaison entre théâtre et concert, ça apporte la nouveauté, l’originalité et beaucoup de créativité. J’ai bien dansé et chanté avec eux.

Bon, je reviens au sujet principal de l’article ;). Une pièce plus que géniale!!! Le théâtre Lepic tout mignon se situe en haut du Montmartre, calme, sympa et illuminant le soir. (Aussi une chance pour moi de découvrir ce côté de Montmartre à cette heure). 

La scène est aussi petite, la salle pareille mais complète, et que deux acteurs, une actrice mais ils apportent plein d’émotions aux spectateurs. Cette fois, je me suis située au premier rang, pas au milieu mais c’est pas grave, donc toute proche de la scène et les comédiens. L’histoire et leurs expressions si sincères m’ont donné envie de pleurer, de vivre dans cette histoire. La narration est spéciale et garde excellemment l’esprit du livre et le style de narration de Valérie Perrin.

Ok, la pièce m’a fait connaitre par avance les surprises du livre. Mais encore une fois, c’est pas grave. Cela ne me donne que la motivation de continuer à lire et finir ce joli bouquin le plus vite possible! 

Merci pour cette belle dernière expérience théâtrale de l’année 2021 :)


// Mise à jour après avoir terminé le livre //

De toute sa beauté et complexité… des personnages totalement normaux: un métier tel est garde-cimetière, un métier qu’on ignore que ça existe; un homme égoïste qui vit des jours de sa vie sans plan ni désire, il ne s’intéresse qu’à deux choses, les jeux vidéo et sa moto…; des beaux-parents détestables mais finalement on sait que ce n’est pas leur faute (pas vraiment) pour tout ce drame. 

Des personnages qu’on peut détester mais finalement on ressentit de la pitié pour eux. Philippe Toussaint, Gabriel, Irène, les amours désespérés, mais aussi chaleureux, la culpabilité… Je ne sais pas pourquoi mais je suis quelque part contente pour Philippe. Il a pu vivre ses dernières années, étant 100% lui, à côté de la femme qu’il aime, la seule femme qu’il aime de toute sa vie. 


La plume de Valérie Perrin est trop belle, littéraire mais trop belle. Ce n’est pas une lecture rapide mais si attractive que je ne peux jamais abandonner. Même si j’ai acheté ce livre le 14 avril 2021 (un jour spécial pour moi) et je l’ai terminé en janvier 2022. Beaucoup et beaucoup de marques-pages que je ne peux pas tout citer.


Une touriste d’août

Je joue le rôle d’une touriste à Paris ces derniers jours du mois d’août, avant d’entamer une nouvelle aventure. Je ne sais pas ce qui va m’attendre, j’ai hâte et à la fois un peu d’inquiétude. 

Quoi faire quand tu es tout(e) seul(e) à Paris?


Il y a les gens qui visitent Paris, y restent quelques jours puis partent et remarquent qu'ils n'aiment pas Paris. 

En plus de mes échecs à répétition pour trouver du travail, je me sens triste parce que Paris m'a déçue. La capitale française est très loin de Paris de carte postale que je rêvais de visiter enfant. Le vrai Paris laisse les crottes de chien salir les trottoirs des Grands Boulevards, ses SDF grelotter toute la nuit. Sur les grilles d'aération du métro et les rats courirs sur les rails. Les arbres y sont aussi rares que les sourires et un expresso coûte le prix d'un sac à main
Citation - La vie rêvée des chaussettes orphelines - Marie Vareille
(Les autres citations de ce livre sont trouvées ici ! )

Je ne suis pas en désaccord. Puis, il y a d'autres personnes qui participent à la conversation, ils protègent Paris par les arguments dont je suis contente. Paris pour moi est une boîte géante qui contient plein de choses à découvrir, plein de surprises. Il y a toujours quelques choses à voir, quelques choses nouvelles à Paris. Je ne suis pas ennuyeuse quand je suis à Paris, même si parfois j'y suis toute seule.


Quoi faire quand tu es tout(e) seul(e) à Paris?

La vie rêvée des chaussettes orphelines [2]

Bonjour,

Je continue à publier les citations que j'aime dans le livre La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille. J'ai bien fini ce livre et je l'adore beaucoup beaucoup !

La 1ère partie est trouvée ici !

"N'est ce pas étrange que ce Chris Lemoine m'écrive juste au moment où j'allais me décourager ? Drôle de coincidence. Si on croit aux coincidences. Mais je ne crois pas aux coincidences. Je ne crois pas aux hasards, ni à la chance. Je crois à l'enchaînement des événements tel que l'univers l'a prévu, à l'ordre implacable du monde où chaque mini-engrenage a sa place et son rôle à jouer et où la moindre poussière peut dérégler le mécanisme. Le battement d'ailes de papillon à Tokyo qui déclenche un cataclysme à l'autre bout du monde. Tout ça"

"- J'aime les chiffres, parce qu'ils sont sans ambiguïté. Une formule mathématique ne laisse aucune place au hasard, à la chance ou à l'imprévu. Pas de déception, il n'y a qu'un seul résultat possible. En fait, les chiffres disent toujours la vérité.
- Contrairement aux gens, c'est ça?
- Voilà"

Ah mon Dieu, quand je tape ces lignes là, ça me rappelle tellement du livre The devotion of Suspect X que je viens de lire et également écrire un article de critique. Quelle coincidence !

Cette critique (écrite en anglais) est trouvée ici !

"En plus de mes échecs à répétition pour trouver du travail, je me sens triste parce que Paris m'a déçue. La capitale française est très loin de Paris de carte postale que je rêvais de visiter enfant. Le vrai Paris laisse les crottes de chien salir les trottoirs des Grands Boulevards, ses SDF grelotter toute la nuit. Sur les grilles d'aération du métro et les rats courirs sur les rails. Les arbres y sont aussi rares que les sourires et un expresso coûte le prix d'un sac à main;"

"- J'aime bien les gens bavards. Tu n'es jamais stressé par l'idée de n'avoir rien à dire.
La remarque me surprend. Je pense exactement la même chose."

(et moi je pense exactement la même chose que les 2 personnages !)

"Tu es comme un film d'auteur ou un bouquin très littéraire : complexe et géniale, mais tu demandes un petit effort sur les premiers chapitres pour qu'on commence à t'apprécier vraiment."

"Ça va ? Je hais ces deux petits mots, cette question purement théorique en français comme en anglais, question qui n'en est pas une, qui appelle le "oui" systématiquement et irréfléchi et qui, par sa fréquence, te rappelle constamment que non, ça ne va pas et que ce n'est pas près d'aller mieux."

"Etonnant à quel point les hommes sont dirigés par leurs instincts biologiques. C'est un homme intelligent et doué, probablement capable de trouver facilement une partenaire sympa et honnête, mais il réitère la même erreur à l'infini, à savoir, faire confiance à cette personne qui le maltraite, en pensant à chaque fois que le résultat sera différent."

"C'est le problème de trop se rapprocher des gens : on finit par baisser la garde et on révèle peu à peu ce qu'on voulait cacher."

La vie rêvée des chaussettes orphelines [Marie Vareille]

C'est le livre que je lis (je ne le termine pas encore). Le livre qui m'a trouvée par tout hasard et que j'aime beaucoup. Ça fait longtemps que je ne lis pas un roman français (le plus récent est Oh boy! de Marie-Aude Murail, mais c'est une relecture, ça ne compte pas).

J'ai tout d'abord téléchargé sa version audio, comme j'ai eu le droit d'un premier livre audio gratuit. Un choix par hasard, par quelques lignes courtes de description... quoi ? un star-up qui investit dans une application réunissant les chaussettes dépareillées partout dans le monde... ça semble drôle. Par hasard, par le titre qui rend curieuse, par la couleur bleu clair de la page de couverture...

Je suis en train de lire ce livre 2 fois. Pourquoi? Parce que je le lis et je l'écoute, en même temps. Un jour avant le début du confinement national, j'ai marché 2km vers la bibliothèque afin d'éviter la contamination sur le métro, pour l'emprunter. Et il sauve une part de ma vie lors de ces jours de confinement.

Je l'aime tellement que je note d'une façon manuscrite (oui, manuscrite) toutes les citations qui m'intéressent, et bah il y a plein. La narration qui mélange entre le présent et le passé n'est pas nouvelle, mais l'auteure la fait efficacement, elle révèle petit à petit le passé douloureux du personnage naturellement. J'ai pensé que la partie qui racontait le passé d'Alice me semblait un peu longue, mais au fur et à mesure, je ne compte plus combien de pages que j'ai feuilleutées.

Après un mois "d'être handicapée"

Bonjour,

Ça fait longtemps que je ne vous tiens au courant de ma vie en France depuis le dernier article. Aujourd'hui je décide de revenir pour célébrer ma situation de handicap quasiment finie au bout d'un mois.
Je ne comprends pas pourquoi tant de mauvaises choses ont pu m'arriver pendant deux mois consécutifs (mais en réalité je comprends bien que c'est ma faute) : vol de portefeuille à Paris avec tant d'importants papiers, mais, allez, il existe quelqu'un qui n'est jamais volé à Paris ? Le mois suivant, je me suis tombée d'une chaise pliante chez moi, et voilà, une entorse. J'ai porté des béquilles pour me déplacer entre école-domicile-entreprise (avec tant de transport, métro, marche, etc...) et pour la première fois dans ma vie je me sens comme un handicapé.

Mais, cet article n'a pas pour mission de me plaindre. Je viens de savoir une expression "Never explain, never complain" duquel je suis toujours d'accord. Donc, on focalise sur les points positifs :)

Living in France. Or keep fighting until your last breath.



Pour vivre et survivre en France, pour quelqu'un qui n'est pas excellente comme moi, c'est pas du tout facile. Il y a les jours où je pleure car les programmes d'étude sont trop lourds, team-mates sont nuls et irresponsables; les jours où je pleure après le refus d'un entretien d'embauche pour lequel j'ai beaucoup préparé. Les jours de déménagement quand moi, tire 2 lourdes bagages, sac à dos plein de trucs, change de ce bus à l'autre métro, puis continue à marcher épuisément. Et les jours où je trouve clairement mon retard par rapport à ceux qui ont le même point de départ que moi. 

Mais finalement, mon relevé de note du premier semestre (seul le premier) est le plus haut de la classe. Finalement, au bout d'un été sans repos, stage en pleine semaine, enseigner les cours français supplémentaires le week-end, chercher les postes, postuler, et écrire le mémoire de plus, je suis retenue par 2 entreprises après 4 refus. 

Mais l'acceptation ne signifie pas le soulagement.

Est ce que j'aime Paris?

La réponse est Oui.

Malgré les moments où Vietnam me manque trop. Les moments de consfuse, de dépression (peut-être sans raison), si je suis au Vietnam, moi, et ma moto, et mon carnet de journal intime, nous ferons ensemble un tour à Hanoi, puis nous nous arrêterons dans un joli café qui se donne sur un joli paysage, les rues d'Hanoi, le grand lac, ...

Mais ici en France, cela est impossible.

Bien que j'habite en France (banlieue de Paris) pas mal de temps, je m'adapte au fur et à mesure, mais parfois je me sens étrange quand même. Toutes les personnes que je connais depuis que je suis arrivé ici, m'appellent Thien (au lieu de Thien Huong ou Huong). Ce n'est pas le vrai vrai nom mais c'est facile à prononcer pour les étrangers.