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"Ce que j'ai aimé, que je l'aie gardé ou pas, je l'aimerai toujours" [André Breton] . "Je suis au fond de ce que je parais en surface: douce, timide et rêveuse. Même quand la vie se fait cruelle"____ [Erik Orsenna. La grammaire est une chanson douce]
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Chagrin d’école de Daniel Pennac - un livre niveau C1+

Chagrin d’école de Daniel Pennac m’était une belle découverte. Je ne connaissais aucun ouvrage de cet auteur auparavant et j’étais choquée du niveau de difficulté de ce livre (C1+ je vous dis). Merci beaucoup à mon club de lecture en français qui m’a aidée et motivée à le finir.

Parfois, il me semble que l’auteur a fait exprès de rendre son œuvre plus compliquée que nécessaire mais cela crée ainsi un style d’écriture unique très ‘Daniel Pennac’.

Lui, il a plein d’humour. Il fait rire même quand il parle de choses assez dramatiques.

« quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier »

« il m’avait fallu une année entière pour retenir la lettre a »

En tant qu’un cancre, Daniel Pennac a de la compassion pour eux. Il nous montre ce qu’ils ressentent :

« la solitude et la honte de l’élève qui ne comprend pas, perdu dans un monde où tous les autres comprennent. »

« quand j’étais adolescent, nous étions au moins deux à faire exprès : Pablo Picasso et moi. Le génie et le cancre. Le cancre ne faisait rien et le génie faisait n’importe quoi, mais exprès, tous les deux. C’était notre seul point en commun. »

Il était élève mais il était aussi prof. En tant que professeur, il sait à quel point ce métier est difficile à exercer :

« je ne savais pas que la monotonie est la première raison que les professeurs invoquent quand ils décident de quitter le métier, je ne pouvais pas imaginer que certains d’entre eux souffrent bel et bien de rester assis là, quand passent des élèves… J’ignorais que les professeurs aussi se soucient du futur. »

En tant que professeur et ancien cancre, il a su comment soutenir ses élèves, comment les aider, comme si ses propres profs ‘sauveurs’ avaient sauvé sa vie en révélant ses talents et en l’encourageant. Cela m’a beaucoup touchée.

J’ai particulièrement aimé la façon dont il a consolé son élève du divorce : « deux divorcés apaisés te seront plus supportables qu’un couple acharné à se détruire »

Un prof responsable est quelqu’un qui : « quelle que soit la matière qu’il enseigne, un professeur découvre très vite qu’à chaque question posée, l’élève interrogé dispose de trois réponses possibles : la juste, la fausse et l’absurde. »

Il a partagé l’inquiétude des parents anxieux, et il a même pris la parole pour les élèves doués !

Au début, j’avais imaginé que l’auteur allait raconter ses histoires comme cancre (et comme prof, peut-être). Je n’avais jamais imaginé qu’il ait pu ouvrir le débat si largement. 

Il était également sérieux et direct en abordant des sujets qui sont toujours d’actualité : les problèmes du système d’éducation, les stéréotypes permanents sur les ados de banlieue, la surconsommation, la tromperie du marketing qui associe une attention excessive à l’apparence.

« Il n’y a guère que la journée d’un psychanalyste et le salami du charcutier pour être découpés en tranches aussi égales…votre comparaison avec le psychanalyste n’est d’ailleurs pas mauvaise : tous les jours dans son cabinet, le pauvre, à voir défiler le malheur du monde. »

« Maximilien est à la fois l’image qui fait peur et celle de ce qui fait vendre, le héros des films les plus violents et le vecteur des marques les plus portées. »

« filmer ces violences sur des téléphones portables est une mode nouvelle. On peut même les monter sur la musique de son choix. » (devinez que cela existe encore et toujours aujourd’hui)

 

Gros coup de coeur : La nuit où les étoiles se sont éteintes

J’ai eu la chance de rencontrer les autrices de ce livre, Nine Gorman et Marie Alhinho (elles sont gravement cool !!) avec tous ses fans en participant à une conférence lors du salon du livre à Paris. Ce souvenir sympa m’a fait du bien car j’ai beaucoup aimé ce livre. 

J’ai besoin d’une journée pour relire tous mes highlights et mes notes, il y en a plein, avant d’écrire quelques mots de critiques. Je classe ci-dessous des sujets qui me tiennent au coeur. 

1. Finn et sa mère 
Finn semble d’être un personnage assez …”brut” (je ne sais pas si j’utilise le bon mot), de l’apparence, il bat, il fume, il est tout seul, il n’a besoin de rien et de personne, … sauf sa mère. Cela me donne un goût amer chaque fois il la mentionne. Plus son passé se révèle, plus on voit son côté doux qui se cache profondément dans lui. A cause des blessures qu’il doit supporter, il construit autour de lui une armure pour se protéger.

‘Aucune drogue ne pourrait me faire davantage de bien. Penser à ma mère, c’est tout ce dont j’ai besoin.’ 
‘C’est elle qui me faisait tenir. Elle était la raison pour laquelle je me levais le matin, la raison pour laquelle j’acceptais d’aller en cours, la raison pour laquelle je me tapais presque sept kilomètres à vélo, matin et soir, pour étudier dans un bon lycée, la raison pour laquelle j’essayais d’améliorer mes notes avec l’aide de Nate, la raison pour laquelle je me cassais de cul à bosser dans un foutu café. Elle était la raison de tout. Ma raison de vivre. Maintenant, je ne sais plus comment continuer. Sans étoile, sans repère, sans volonté pour avancer comme je le faisais sous l’impulsion de l’amour que je ressentais pour elle.’ 
‘J’aperçois ma mère comme on distingue une pépite d’or dans la boue d’une rivière.’ ‘Quatorze heures de route pour une heure de visite. Quand on aime, on ne compte pas.’
‘Quand elle lui caresse la joue avec douceur, je ne peux pas m’empêcher d’avoir le coeur serré. C’est égoïste, mais ça me fait mal de voir Nate si heureux et entouré de ses deux parents. Son père est présent pour lui, sa mère lui offre des cadeaux, et moi, pendant ce temps-là, je dois me contenter d’un coup de fil deux fois par mois.’ 
‘Est-ce que tu peux me promettre une chose ? / Bien sûr. Tout ce que tu veux. / Ne laisse pas la noirceur du monde ‘engloutir. Fais confiance aux gens, aime-les. Certains te décevront, mais d’autres seront de belles surprises. / Il faut parfois traverser de mauvais moments pour apprécier les meilleurs à leur juste valeur. Les étoiles n’ont pas besoin de la nuit pour briller, mais toi, tu en as besoin pour les voir.’ ‘T’inquiète pas. Je suis sûr que ça finira par s’arranger. C’est stupide, mais quand il prononce cette phrase, je ne peux pas m’empêcher de penser à ma mère et au gouffre sans fond que son départ a ouvert en moi.’ 
‘Dans le miroir, je vois un type ravagé par la tristesse. Il a remplacé la belle femme brune et pleine de joie qui vérifiait toujours son rouge à lèvres avant de sortir, même quand il n’y avait qu’elle et son fils. Et je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il aurait mérité de mourir à sa place.’ 

Bref, la lettre qu’il a finalement écrite à sa mère m’a fait beaucoup pleurer. 

2. Finn et Nate 
Ils sont troppppp adorables, ainsi que tous les moments où ils sont ensemble! 

‘Il reste impassible, comme s’il attendait que la tempête passe pour pouvoir s’approcher.
Comment peut-il rayonner quand, autour de moi, tout semble si sombre? J’ai l’impression de me noyer dans un océan de solitude et lui, il débarque avec ses manières de poète et ses airs de joli coeur.’ 
‘J’ai toujours été trop fier pour demander de l’aide, mais avec lui je n’ai pas à le faire.’ 
‘Ce mec est vraiment bizarre : il s’est tapé toute la route depuis son quartier friqué et m’a attendu deux heures dans le noir, tout ça pour le filer les cours que j’ai manqués.’ 
‘Une petite voix me déconseille de l’inviter à entrer, mais je ne l’écoute pas. Parce que c’est Nate.’ 
‘Je trouve que tu brilles énormément, pour un trou noir.’ 
‘Bordel, il me fait faire n’importe quoi. Je ne le ferais pour personne d’autre.’ 
‘Lorsque je l’aperçois enfin entre les autres élèves qui discutent devant la grille, j’ai l’impression d’avoir le coeur sens dessus dessous.’ 
‘Si t’en doutes, moi, j’ai foi en toi pour deux.’ 
‘On se retrouve donc à traverser la ville à deux sur mon vélo’ (awww, les lycéens) 
‘T’es sûr que c’est ton truc, les garçons? / Je réponds sans même réfléchir - Je sais pas si c’est mon truc, les garçons, mais je sais que mon truc, c’est toi.’ 

Je kiffe Nate, il est très ‘soft’, contrairement à Finn, non? ;) 
‘T’inquiète pas pour moi, je suis plus solide que j’en ai l’air.’ 
‘Il ne répond pas, et je sens qu’un truc ne va pas. Quand je me tourne à nouveau vers lui, il a les yeux fermés. Dans le clair-obscur, je devine les larmes qui perlent sur ses joues.’ 

C’est pas drôle mais c’est tellement drôle la façon dont Finn lance le combat avec le père de son amour, un vrai combat avec les coups de poing et de pied =)), et puis il l’appelle ‘ce putain d’homophobe’ et ‘ce connard qui n’accepte pas son fils.’ 
‘Il ne s’attendait pas à me voir débouler comme un enragé - et encore moins à recevoir une raclée de ma part. On a souvent combattu ensemble pendant des mois. Mais jamais comme ça. Jamais pour faire mal. Cette fois, c’était tout ce que je voulais.’ 

3. Finn et les autres personnes : celles qui restent à son côté, de leur propre façon, l’aident à surmonter des jours difficiles. 
Comme Cliff, l’oncle qui a remplacé pour lui sa mère, et aussi son père, son sacrifice me touche énormément. 
‘Il me tapote l’épaule et ce geste, aussi simple soit-il, me donne soudain le sentiment d’être moins seul.’ 
‘Moi, je venais de me faire renvoyer, et lui, il m’offrait un chat. Je ne comprends pas ce qui lui est passé par la tête.’ 
‘Mon oncle finit par s’approcher de moi et, une main posée sur mon épaule comme s’il mesurait à quel point j’ai grandi depuis mon arrivée sous son toit, il me regarde avec une certaine fierté. Son regard est celui d’un père. D’un père de substitution, certes, mais d’un père quand même. Le seul que j’aie jamais eu et, finalement, je n’ai pas besoin de plus.’ ‘J’ai Cliff et ça me suffit, parce qu’il est un père pour moi, plus que cet inconnu le sera jamais.’ 

Comma la petite fille silencieuse au café 
‘Et je dois avouer que, au milieu du brouhaha perpétuel du café, son silence a quelque chose de réfonfortante’ 

Comme Kenna, la reine chieuse. Une grande part des lecteurs (ou plutôt lectrices) déclarent qu’on la déteste, en levant les mains quand l’autrice pose la question. Pourtant, elle aussi qui est ‘c’est vrai que c’est la reine des chieuses, mais elle n’en reste pas moins ma meilleure amie. Elle sait être là quand on a besoin d’elle. Si la terre s’ouvrait, ici et maintenant, et que l’enfer m’avalait, cette meuf serait capable de venir me chercher et de coller une raclée à Lucifer en personne pour me délivrer.’ 

4. Les autrices ont créé des comparaisons impressionnantes et des formules de phrases attachants 
‘Les fenêtres fermées. Ca fait un bel aquarium pour ta weed” 
“L’assistante sociale est venue me chercher pour me déposer ici comme un colis dont on est pressé de se débarrasser.' 
“Sa voix a beau être réconfortante, l’anxiété se taille une place jusque dans mes os’ 
‘C’est bizarre, cette façon qu’ils ont de me parler comme s’ils marchaient sur des oeufs.’ 
‘La vie est trop laide pour être supportée longtemps’ 
‘Aujourd’hui, on dirait qu’il joue au roi du silence’ (drôle haha parce que Nate est un ‘acteur’.) 
‘La réalité est presque aussi cruelle que les cauchemars.’ 

5. Le livre se compose de deux parties: le passé, tout ce qui se passe autour de Finn quand il déménage pour vivre avec Cliff et commencer dans une nouvelle école, et le présent - le roadtrip des 5 amis. Honnêtement, je suis plus intéressée par le passé, j’attends chaque chapitre pour savoir ce qui s’est passé plutôt que le présent, le présent pour moi est un peu invisible.

Il nous restera ça. Le 2è livre de Virginie Grimaldi que j’ai lu.

Et je donne 3.8⭐️. 

Je sens que j’oublierai vite son contenu. C’est coïncident que son 1er livre, ‘Tu comprendras quand tu seras plus grande’, je l’ai fini en janvier 2021, et ce 2è livre c’est janvier 2023. 

Les 1ers livres que je lis de n’importe quelles auteures françaises (il faut bien préciser ce fait): Marie Vareille, Virginie Grimaldi, Melisa Da Costa, et Valérie Perrin, sont toujours ceux qui m’impressionnent le plus ! (En plus, ‘Tu comprendras quand tu seras plus grande’ est parmi mes articles les plus lus et les plus trouvés sur l’Internet.) 

J’ai pu tester cette théorie avec deux auteures: Marie Vareille et Virginie Grimaldi. Il y a peut-être plusieurs raisons: le 1er livre d’eux que j’ai choisi à lire est aussi le plus connu, le plus remarquable; et j’ai une forte connexion avec les personnages. 

Pour ‘Il nous restera ça’, j’ai écouté l’audiobook en même temps mais c’est pas gagnant comme ‘La vie rêvée des chaussettes orphelines’ ou d’autres livres en anglais. Maintenant quand je repense à ce livre, ça ne me reste pas grande chose. C’est vraiment prévisible, et ‘la vie en rose’ - tout se passe tellement bien: l’amitié entre les 3 personnes, la relation entre Théo et sa copine, la dernière conversation d’Iris et son ex. C’est un livre feel good, oui je le sais, mais quand même… A 80% de l’histoire, je sens que je n’ai plus besoin d’arriver jusqu’à la fin. 

Pourtant, j’apprécie la lecture de ce bouquin. Pas mal de temps je suis touchée par des petites phrases tellement que j’ai presque pleuré. Le style de Virginie Grimaldi je peux toujours reconnaître: “agréable, amusant, suffisamment familier mais aussi profond si nécessaire, et les petits chapitres facilement à suivre.”. 

Alexis Michalik

Brouillon édité en mai 2021 et finalement il peut être publié aujourd’hui, après que j’ai vu le 5è oeuvre d’Alexis Michalik qui est Edmond il y a 2 semaines. On peut compter aussi ‘Les Producteurs’ mise en scène par lui mais il n’est pas auteur et honnêtement cette pièce n’est pas mon coup de coeur.

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J'envisage de publier un article sur Alexis Michalik - le metteur en scène français qui est officiellement devenu mon nouvel idol 😊, après avoir vu toutes ses pièces (il m'en reste une qui est Edmond), ainsi qu'avoir lu quelques textes intégraux.

[Joli bouquin] Lettres d’amour de 0 à 10


J’ai lu ce livre il y a 5 ans. Le livre qui a été traduit en vietnamien et vendu au Vietnam m’a été offert par une amie comme cadeau d’anniversaire. Cette fois, je le relis et je trouve cette relecture un peu trop enfantin par rapport à moi au présent (oui j’ai 5 ans en plus) mais toujours et toujours un joli bouquin, doux, plein d’émotions, aussi plein d’espoirs. Comme on dit, ça donne du baume au coeur. 



J’aperçois que Susie Morgenstern est aussi l’autrice de la série “La famille trop d’filles” que j’ai bien aimé. Quelle coincidence ;). Alors que « La famille trop d’filles » compose de 5 filles et un garçon, « Lettres d’amour de 0 à 10 » parle d’une énorme famille de 13 garçons et une seule fille. Je relis mes critiques sur « La famille trop d’filles » et évidemment je retrouve de belles citations. 

Voici mes citations préférées (j’ai fait la sélection, sinon je devrais surligner tout le livre). 
  • Maman dit que si elle réussit à nous élever sans catastrophes, c’est tout ce qu’elle demande. Bien nous élever c’est trop demander. 
  • Vous avez eu une vie très dure, Grand-mère. / Plus la peine est profonde, moins on peut le dire.
  • Grand-mère, il faut vivre… avant d’être morte. 
  • Il ne voyait pas comment se dédire et, même s’il n’aimait pas cette personne, c’était néanmoins une personne, avec toute sa sensibilité et sa fragilité. 
  • On ne peut pas aimer tout le monde. On a déjà de la chance d’aimer ceux qu’on aime. 
  • Les rhumes viennent et s’en vont. Pas paresseux, Ernest aimait néanmoins la sensation d’être immobile au lit, noyé dans des couvertures. Il y avait à l’extérieur de ce lit un monde, de l’action, des gens, mais cela ne le concernait pas. Être malade, ce sont des vacances hors du déroulement de l’univers.

Changer l’eau des fleurs : du livre au théâtre

L’introduction du fond de l’histoire : impressionnante ! Cela me rassure que j’ai fait la bonne décision quand j’ai acheté ce livre lors d’un jour spécial ( j’achète rarement les livres maintenant comme je peux tous emprunter à la bibliothèque).

“Mes voisins de paliers n’ont pas froid aux yeux. Ils n’ont pas de soucis, ne tombent pas amoureux... ils ne lisent pas, ne payent pas d’impôts,... ils ne sont pas lèche-cul, ambitieux, ...Ils sont morts. La seule différence entre eux, c’est le bois de leur cercueil : chêne, pin ou acajou.”

Et c’est tout… tout ce que j’ai écris en avril, le mois où j’ai acheté ce livre. J’en ai lu un peu plus de 30%, puis je me suis arrêtée. Ce n’est pas parce que le livre est nul, non, au contraire, je confirme que c’est certainement un joli bouquin! Si vous pouvez voir le nombre de marque-pages que j’ai collées tout au long du 30% du livre, vous le saurez. Mais un livre pas facile à lire, pas un genre de lecture rapide.

Et il y a quelques jours, j’ai vu la pièce de théâtre adaptée de ce livre. C’est la pièce qui m’impressionne la plus cette année, celle dont je veux parler ici, sur mon blog. En fait, cette année n’est pas une année très dynamique concernant mon séjour de théâtre. J’ai moins de subvention, je dépense moins au théâtre, en plus il y a moins de pièces qui m’attirent. Et honnêtement, quelques pièces que j’ai décidé de regarder ne me plaisent pas 100% (bref, on peut dire que ce n’est pas mon goût), même si elles sont mises en scène par les stars comme Jean-Philippe Daguerre ou Alexis Michalik. A côté de “Changer l’eau des fleurs”, “Les Franglaises” est aussi une pièce géniale, les comédiens/comédiennes sont tous talentueux et très énergétiques. C’est pas vraiment la comédie musicale mais une combinaison entre théâtre et concert, ça apporte la nouveauté, l’originalité et beaucoup de créativité. J’ai bien dansé et chanté avec eux.

Bon, je reviens au sujet principal de l’article ;). Une pièce plus que géniale!!! Le théâtre Lepic tout mignon se situe en haut du Montmartre, calme, sympa et illuminant le soir. (Aussi une chance pour moi de découvrir ce côté de Montmartre à cette heure). 

La scène est aussi petite, la salle pareille mais complète, et que deux acteurs, une actrice mais ils apportent plein d’émotions aux spectateurs. Cette fois, je me suis située au premier rang, pas au milieu mais c’est pas grave, donc toute proche de la scène et les comédiens. L’histoire et leurs expressions si sincères m’ont donné envie de pleurer, de vivre dans cette histoire. La narration est spéciale et garde excellemment l’esprit du livre et le style de narration de Valérie Perrin.

Ok, la pièce m’a fait connaitre par avance les surprises du livre. Mais encore une fois, c’est pas grave. Cela ne me donne que la motivation de continuer à lire et finir ce joli bouquin le plus vite possible! 

Merci pour cette belle dernière expérience théâtrale de l’année 2021 :)


// Mise à jour après avoir terminé le livre //

De toute sa beauté et complexité… des personnages totalement normaux: un métier tel est garde-cimetière, un métier qu’on ignore que ça existe; un homme égoïste qui vit des jours de sa vie sans plan ni désire, il ne s’intéresse qu’à deux choses, les jeux vidéo et sa moto…; des beaux-parents détestables mais finalement on sait que ce n’est pas leur faute (pas vraiment) pour tout ce drame. 

Des personnages qu’on peut détester mais finalement on ressentit de la pitié pour eux. Philippe Toussaint, Gabriel, Irène, les amours désespérés, mais aussi chaleureux, la culpabilité… Je ne sais pas pourquoi mais je suis quelque part contente pour Philippe. Il a pu vivre ses dernières années, étant 100% lui, à côté de la femme qu’il aime, la seule femme qu’il aime de toute sa vie. 


La plume de Valérie Perrin est trop belle, littéraire mais trop belle. Ce n’est pas une lecture rapide mais si attractive que je ne peux jamais abandonner. Même si j’ai acheté ce livre le 14 avril 2021 (un jour spécial pour moi) et je l’ai terminé en janvier 2022. Beaucoup et beaucoup de marques-pages que je ne peux pas tout citer.


joli bouquin | Ainsi gèlent les bulles de savon

 4/5 ⭐️ 

Tout d’abord, je veux dire que tout personnellement, je me reconnais moins dans ce nouveau livre de Marie Vareille, son deuxième que j’ai lu, par rapport à La vie rêvée des chaussettes orphelines, pour lequel j’ai déjà écrit deux articles de critique. La grossesse et surtout la dépression post-partum ne concernent pas ma réalité, me paraissent comme un sujet assez lourd qui me rend désagréable. Peut-être dans quelques années, je m’y retrouverai plus connectée (je l’ai acheté suite à une promotion). 

Toutefois, c’est toujours Marie Vareille que j’ai connue, avec une plume fluide et légère abordant des sujets poignants, avec des phrases qui me donnent la sensation comme si elles parlaient de moi. “Qu’est-ce que tu as à perdre, de toute façon?”. Cette phrase m’aide à avoir moins peur en face des tâches difficiles. Je vais mettre mes citations préférées à la fin de cet article. 

D’autres points que j’aime bien de ce livre : 

 + Il n’y a pas une seule protagoniste mais plusieurs. Chacune est bien construite et se différencie des autres. 

+ Plus je lis, plus je suis surprise par l’histoire. Marie Vareille a réussi. Par exemple, au début quand je lis ces lignes dans le journal intime d’une mère qui abandonne son enfant, “Si tu savais comme j’aurais aimé rayonner de bonheur, m’épanouir dans la maternité, être une mère comme les autres. Je n’ai pas réussi, alors je suis partie.”, j’ai pensé, mais quelle mère qui est aussi froide et qui abandonne son enfant?? Au fur et à mesure, le lecteur découvre son histoire et a plus de compassion pour elle. 

Les points que j’aime moins : 

- Le titre et l’image symbolique des bulles de savon : trop prévisibles, un peu trop rêveurs et théoriques “Personne ne savait que les bulles pouvaient geler. Le monde entier pensait que rien n’était plus fragile, plus éphémère et délicat qu’une bulle de savon. Et c’était faux. À la bonne température et dans le bon environnement, elles savaient résister. Soudain, tous les espoirs étaient permis.” 

- La fin: trop “la vie en rose”, même si je connais bien que c’est un feel-good 


Ci-dessous des jolies expressions/citations : 

- Le parfum ensoleillé de la liberté 

- J’ai été cette fille qu’on ignore (elle parle du métier réceptionniste), séparée des autres par le comptoir de l’entrée, à qui on commande des cafés comme si elle était barista chez Starbucks et contre laquelle on s’énerve quand aucune salle de réunion n’est libre.

- J’aime mon métier. J’aime recevoir des clients et écouter l’histoire de leur marque; réfléchir à de nouvelles stratégies pour que leur produit ou leur concept trouve ses utilisateurs. 

- C’était toujours le même déchirement. Elle avait le sentiment d’être une plante arrachée à son terreau au moment où ses racines commençaient à s’agripper au sol. 

- Il est tellement plus simple d’étiqueter les gens, plutôt que d’essayer de comprendre qui ils sont. 

- J’ai remarqué que je ne pleurais pas quand j’étais en mouvement. 

- Pourquoi la beauté cohabite-t-elle si souvent avec la souffrance? 

- On aura beau brûler des soutiens-gorge, tant qu’une femme dépend financièrement d’un homme, elle n’est pas libre. 

- À côté de mes journées à la maison, mes journées de travail ne sont ni plus ni moins que d’excellents souvenirs de vacances ! 

- Tu sais, c’est comme dans un avion : en cas de dépressurisation, on t’informe qu’il faut enfiler ton masque à oxygène avant d’aider tes enfants à mettre le leur. Si tu n’as plus d’oxygène, tu ne peux pas d’occuper des autres. C’est une question de survie.

Joli bouquin | tout le bleu du ciel | recommendation de lecture d’été

Le livre le plus long que j’ai lu cette année, jusqu’aujourd’hui. Mais je ne crois pas que j’aille lire un autre plus long d’ici fin d’année. 

(Spoiler alert) 

4.8⭐️ … au lieu de 5⭐️ parce que à mon avis quelques parties peuvent s’accélérer. Pourtant, la longueur du livre ne m’ennuie pas du tout. Une belle aventure qui m’apporte beaucoup d’émotions. Elle commence par la maladie mortelle d’Emile, mais ne donne pas une ambiance lourde. A la place : un esprit positif

“Je vais partir, je vais me tirer à l’aventure avec mon sac à dos, un camping-car, comme on en rêvait. Je vais vivre soixante années en une seule. Je te promets. J’aurai zéro regret.”

“Je dois vider mon compte en banque et mon livret A avant de mourir alors…”

Et du coup ça donne envie. Envie d’un voyage duquel on pourrait savourer chaque minute, sans penser qu’au jour n+5, il faut être présent à la gare à exactement xx heures pour rentrer chez eux. 

Le style d’écriture de Mélissa Da Costa est tellement fluid. Au début, on peut clairement connaitre que le point de vue appartient à Emile, malgré la narration à la troisième personne  Joanne apparaît comme une personne silencieuse, réservée, un mystère en permanence. Jusqu’au moment où ses secrets sont révélés, et Emile perd sa conscience au fur et à mesure à cause de la maladie, le point de vue change désormais à la position de Joanne. Aussi fluide la transition des pensées d’Emile et celles de Joanne entre le présent et le passé. 

Deux personnes, un homme et une femme, ensemble pour un voyage étrange. Normalement on va attendre une histoire d’amour passionnante ou quelque chose pareille. Mais ce n’est pas le cas dans ce livre. Pour moi, ils sont deux compagnons de voyage, ils peuvent s’aimer un jour, qui sait. Mais plus que ça, ils sont deux âmes perdus qui se trouvent, qui s’ouvrent l’un à l’autre. “Ils sont sur la même longueur d’onde”.

J’apprécie le fait qu’il sont juste des personnes normales. Emile, comme sa ex-copine a remarqué, un homme qui ne bouge pas. Il ne pense pas à l’avenir, à la construction d’une vraie famille, il continue à faire un travail qu’elle l’aide à trouver, un boulot qui ne le plaît pas. Joanne, une jeune femme qui vit toute sa vie dans une école, qui ne sort pas de son village, qui travaille en tant que “gardienne” de l’école (bref, pas vraiment gardienne mais je ne me souviens pas l’intitulé de son poste). 

Pour Emile, “Elle est la seule personne qui a répondu à son annonce, qui s’est proposée de l’accompagner dans ce dernier périple vers la mort  Ils sont liés, en quelque sorte.”

Pour Joanne, c’est la promesse que son père a tenu. “Si je peux faire quelque chose, alors, je te promets…Je m’arrangerai pour t’envoyer un signe. Le jour où ta vie deviendra trop lourde à porter, je tâcherai de t’envoyer un autre compagnon de voyage.”

Par conséquence, Joanne elle aussi, elle a tenu sa promesse avec Emile jusqu’au bout, malgré tous les difficultés et douleurs que cela apporte (c’est triste d’être oublié par quelqu’un qu’on aime). Une fille ordinaire…mais courageuse. 

La petite fille de Monsieur Linh | beaucoup plus triste que j’imaginais

Je me suis dit que je ne lirais plus de livre sur la guerre pendant une certaine période (voir plus les raisons ici mais l’article est rédigé en vietnamienne), car c’est trop lourd. Finalement j’ai lu La petite fille de Monsieur Linh, premièrement parce que c’est un petit livre et j’ai été persuadée que je pourrais le finir rapidement. Même sa version audio ne dure que plus de 2 heures. 



Un livre vachement court mais m’a faite réfléchir une fois que je l’ai terminé, et hésiter en donnant une note. 3⭐️ou 4⭐️ ? C’est un bon livre, oui, tout à fait. J’aime bien son style et le message livré. Tout est clair, concis, un bouquin pas long mais surtout suffisant. C’est ce que j’apprécie. Juste, personnellement, je ne suis pas habituée à cette sorte de livre assez lourd et poignant. Désolée, c’est simplement le goût. Et finalement j’ai mis 4⭐️. Il le mérite. 

La guerre ne représente pas vraiment le sujet principal de l’oeuvre, mais elle est la raison sur laquelle l’histoire est basée et construite. L’auteur - Philippe Claudel - rappelle seulement quelques informations générales et très vagues de la guerre, un pays paisible, un village tranquille attaqué par l’armée étrangère et tout est détruit. Les villageois morts, les animaux morts, les maisons et arbres brulés. Pas plus de rizière, pas plus fleuve serein... 
C’est la raison pour laquelle Monsieur Linh perd tout ce qui est crucial pour lui. Il doit quitter la terre à laquelle il s’attache. 
« Quitter le bateau, c’est quitter vraiment ce qui le rattache encore à sa terre » 

C’est la raison pourquoi il a apporté une poignée de terre dans ses bagages, et la considère comme de l’or. Il pense sans cesse de son pays natal, la tristesse profonde gênent son coeur chaque jour. 
« La terre du village, noire et limoneuse, qu’il avait travaillé durant toute sa vie, et avant lui son père, et avant lui son grand-père, une terre qui les avait nourris et accueillis au moment de la mort » 
« Il ferme les yeux et s’endort en songeant aux parfums du pays natal » 

On sent vraiment la nostalgie sous les plumes de l’auteur tout le long du livre et il les exprime par une variété d’expressions et d’images, belles et douloureuses. 
« Il sent vraiment son coeur se pincer, alors il pose fortement sa main libre sur sa poitrine, à la place du coeur, pour faire cesser le pincer » 

La nouvelle vie est inconnue, ainsi que les gens. 
« La soupe entre dans sa bouche et dans son corps, et c’est soudain tout l’inconnu de sa vie nouvelle qui vient en lui »
« Les hommes et les femmes marchent très vite, comme si leur survie en dépendait »
« S’il avait été seul, il ne serait même pas là, dans ce pays qui n’est pas le sien » 

Une nouvelle vie qui est totalement contraire à ce dont il rêve
« Dans l’arrière-pays, dans un village, n’importe lequel, au milieu des champs, près des forêts, d’une rivière, un petit village si ça existe encore, où tout le monde serait connu et dit bonjour. Pas comme ici »

C’est également la raison pour laquelle son ami, Monsieur Bark, même s’ils ne se comprennent pas, ne parlent pas une même langue, dès qu’il reconnait que Monsieur Linh vient du pays où il est arrivé et a déclenché la guerre et a tué les gens, il sanglote pendant long temps. Il regrette tout ce qu’il a fait. C’est au moins un bon signe. Donc dans cet oeuvre, Philippe Claude aborde un différent point de vue sur la guerre, sans bombe directe, pas de sang, sans soldat ou fusil, mais tout ce qu’elle cause, la mélancolie, la perte et le regret. 
« Je vous demande pardon, pardon... pour tou ce que j’ai fait à votre pays, à votre peuple. Je n’étais qu’in gamin, un sale con de gamin qui a tiré, qui a détruit, qui a tué sans doute... Je suis un vrai salaud » 

On découvre aussi l’amitié entre deux hommes inconnus et perdus, une évolution naturelle et sympa. Pas à pas ils deviennent plus proches, plus sincères même s’ils ne parlent pas la même langue. Ils se racontent leur vies, Ils pleurent et rient ensemble. Leur voix deviennent si familière à l’autre. Ils s’offrent des cadeaux, ils prennent le café ou le repas ensemble. Ils se consolent par mettant la main sur l’épaule ou se serrant la main.

Un joli bouquin.

joli bouquin | Sauveur & fils

 


Je suis très contente de pouvoir dessiner moi-même une illustration pour un livre que j'aime beaucoup (même si elle n'est pas totalement correcte car Sauveur est détaillé comme un psychologue de 1,9 mètres d'hauteur). J'ai mentionné ce livre dans un autre article dans un autre blog en vietnamien (👉cliquez si vous comprenez cette langue), qui parle des livres et films psychologiques. J'aimais toujours Marie-Aude Murail, je l'ai su dès la première fois où j'ai lu son livre bien connu "Oh boy" il  y a plusieurs années. 

Je suppose qu'elle est aussi connue en France, car dans la bibliothèque une grande étagère n'est réservée que pour ses oeuvres. Quant à Sauveur et fils, c'est une série composant de 6 saisons (mince, 6 saisons!!!) et chaque saison est tellement épaise (ok, j'admire la capacité de Marie-Aude Murail). Quand j'ai commencé avec la saison 1, j'ai pensé que comment un livre d'adolescent peut être si lourd (et imprimé sur le papier aussi épais), j'ai voulu pleurer chaque fois je l'ai apporté avec moi pour lire dans les transports communs. 
Je change mon avis. D'une part, après avoir fini les livres voire beaucoup plus lourds tels sont L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón et Kane & Abel de Jeffrey Archer. D'autre part, comme j'ai dit au dessus, je préfère le livre et je pardonne tout et je continuerai sans doute les prochaines saisons. 
Je reconnais le style de Marie-Aude Murail, et honnêtement, son style n'est pas facile à lire et surtout je déteste le passé simple. Par contre, elle me surprend tout temps, elle exprime des choses dures et pénibles avec la délicatesse et l'adresse, dans un livre destiné aux enfants. Des sujets "choquants" tels sont : le racisme 
"Lazare poussa la grille du jardin puis la porte de la véranda, qu'aucune clé ne fermait, et Louise se fit la réflexion que cette confiance dans le voisinage était un trait de moeurs antillaises. Etait-ce raciste de le penser? se demanda-t-elle, saisie d'un nouveau scrupule. D'ailleurs, n'est-ce pas la preuve de son racisme de se demander si on est raciste?"

une fille qui a envie de devenir un garçon
"- Le soir, avant de m'endormir, je pars dans mon monde. Je m'appelle Elliot à la place d'Ella. J'ai des superpouvoirs, j'entre dans le coeur des gens et je peux le faire exploser quand ils sont méchants... Et il y a une fille qui est amoureuse de moi, c'est la fille du roi...
- Tu as beaucoup de chance de pouvoir te raconter ces histoires. L'imagination, c'est quelque chose de magique et ça exprime des choses de nous très profondes.
- On vit tous avec un double, qui est nous dans un autre monde. C'est pour ça qu'on lit, on va au cinéma, qu'on joue aux jeux vidéo, qu'on s'identifie à des personnages, qu'on part sur Internet dans des univers virtuels. Tu as un royaume à toi, Ella, où tu es le prince Elliot."

le monde d'adulte, la divorce, l'échec, les comportements mauvais des parents, l'abus sexuel sur mineur 😥...
"La petite Ella porta les mains à ses oreilles. Saint-Yves regarda autour de lui, incrédule. En quelques secondes, trois vies dévastées. C'était ça, la psychothérapie?

Je fais un stage. Ca fait 4 ans que je fais des stages. A 300 euros par mois pour dix heures de taf par jour. J'ai un Master de communication. ... (ça brise mon coeur)... La seule chose qui me console, c'est que 80% de mes anciens condiciples sont dans le même cas. On fait semblant d'avoir un travail, on dit aux gens: "Je suis chez Veolia" ou "Je bosse pour une grosse agence de pub". Et c'est vrai qu'on travaille comme si on était des cadres, peut-être même qu'on travaille plus, plus tard le soir, plus dur, parce qu'on espère être embauchée... à la fin du stage. Mais au bout de 3 mois, on nous jette comme un Kleenex, on nous remplace par un autre stagaire à 300 euros. 

- Vous savez, les adultes, ils promettent des trucs...
- ... et ils ne tiennent pas leurs promesses? Tu es sévère avec les adultes, Ella. Il faut leur laisser une chance. Ils peuvent faire des progrès, eux aussi." 



J'apprécie beaucoup comment elle est délicate dans ses mots, comment elle apporte une ambiance positive au bout de toutes ces drames et elle me fait rire plein de fois. 
"Au lit, maintenant! coupa Saint-Yves, qui voulait garder l'usage des Kleenex pour ses patients.
L'homme est un animal dénaturé. On ne voit pas beaucoup de vaches au volant d'une voiture.
- Il voulait me tuer?! Le frère de maman!
- Mais je lui ai fait peur avec une louche! fanfaronna Gabin.
De tout ce qui s'est passé, c'était ce qui lui semblait le plus marquant." 


 

bouquin | Comment j'écris

 Je lis ce livre parce que j'aime bien l'écriture (vous le savez, non, si vous suivez ce blog 😏), et parce que son titre. L'oeuvre est développé sous forme d'un entretien avec les questions et réponses entre M. Fottorino - Directeur de l'hebdomadaire Le 1, et Leïla Slimani, une écrivain, l'auteur de "Chanson douce". 

Un bouquin vraiment léger qu'on peut finir rapidement. La façon dont M. Fottorino pose les questions est assez vagues, pour que Leïla Slimani puisse se concentrer sur ce qu'elle veut. Je ne lis pas encore Leïla, ses oeuvres abordent des sujets durs et froids que je ne suis pas sure si j'oserai de lire. Peut-être parce qu'avant de devenir une auteure, elle était une journaliste. La manière dont elle a donné les réponses, j'aime bien, elle est directe et claire. Comme Fottorino déclare : 

"Il n'y a jamais un mot en trop, il n'y a jamais un mot pour rien. C'est quelque chose qui a l'air très simple quand on la lit, et puis évidemment, comme toujours chez les grands auteurs, quand c'est simple, c'est que c'est compliqué."  

J'admire les auteurs qui sont capable de maitriser cet art. On n'a pas besoin de raconter des choses compliquées par un ton compliqué. 

Je note ci-dessous quelques points intéressants, comment elle écrit et comment elle raconte ce fait en tant qu'un écrivain et en tant qu'une femme, une mère.

illustré par l'image de mon carnet 😎

bouquin | Juste avant le bonheur

 J'ai vu le nom de l'auteure de ce livre - Agnès Ledig il y a trois années pour la première fois et à partir de ce moment là, j'avais toujours envie d'essayer ses oeuvres. C'était sur le métro 8 partant de Créteil, j'ai vu une passagère, une femme afro qui ne ressemblait pas du tout à une "Cadre", et qui a lu attentivement un bouquin. Son apparence, son absolue concentration me rendaient curiosité, "qu'est-ce qu'elle lit? Est-ce tellement bon?" . J'ai fait d'effort pour capter le nom du livre : on regrettera plus tard d'Agnès Ledig. 

Et bah, j'ai finalement fini son oeuvre "Juste avant le bonheur", et je conclus que son style ne me convient pas. Cela ne veut dire pas qu'elle n'est pas une écrivain talentueuse. C'est juste un peu trop littéraire pour moi, il y a des tas de nouveaux mots et de conversations en langage familiale que je n'arrive pas à comprendre. Les évènements et la relation entre les personnages développent d'une façon incroyablement rapide. De plus, la dernière partie racontée sous le point de vue de Julie me semble négligeable. 

Sinon, le point positif est que j'ai pu ramasser plein de citations qui parlent de la vie et surtout la tristesse. Les émotions du personnage principal - Julie - une mère seule très jeune, mais aime son fils de tout son coeur, sont bien exprimées et m'ont franchement touchée. J'ai eu envie de pleurer.

Bon, ci-dessous vous trouverez mes citations préférées. Alerte : elles sont assez longues.

Bonne lecture ! 😎

"Finalement, je ne suis pas si mal dans mon supermarché. Le seul risque que je cours, c’est de casser un bocal, de faire une erreur de caisse, de tomber sur un paquet de farine entr’ouvert, ou d’oublier un antivol. Aucune vie en jeu dans tout ça.

Je n’avais jamais vraiment réfléchi à ces métiers qui ont des cœurs qui battent au bout des doigts. Jérôme a gardé son calme. Je le sentais pourtant inquiet. Il ne l’a pas montré à sa remplaçante, qui, elle, l’était vraiment. Je crois que je me serais décomposée à leur place. Il faut une sacrée force de caractère pour affronter des situations pareilles."

👉 Certainement la citation que j'aime le plus. Une petite comparaison et le terme "au bout des doigts" évoquent clairement chez moi comment le métier de médecin est dur.

[joli bouquin] Tu comprendras quand tu seras plus grande

Bonjour,

J'ai terminé ce joli bouquin en 2020, mais jusqu'aujourd'hui j'ai la chance de vous en parler.

Ah, tout d'abord, bonne année à toutes et à tous ! Je vous souhaite de pouvoir lire de bons livres comme vous aimeriez 😊

Bon, je vous raconte premièrement du context. J'ai connuVirginie Grimaldi un peu par hasard.  C'est French with Jeanne  qui a recommandé un autre livre de cette auteure - le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie (mince, les titres de ses livres sont toujours longs hein). Donc inialement j'ai voulu le lire. Ensuite, en cherchant sur le réseau de bibliothèque de Paris (ce réseau est super ! je suis chanceuse de m'y abonner) pour la disponibilité des livres, en consultant les notes et les résumés sur babelio... j'ai décidé d'avancer avec "Tu comprendras quand tu seras plus grande". 

La première raison : l'histoire se passe à Biarritz et je viens de visiter Le Pays Basque l'été dernier. J'aime beaucoupppppp !!! veuillez voir quelques jolies photos ci-dessous. 


plus de photos sont trouvées ici 👉 instagram @travelling.poisson

La vie rêvée des chaussettes orphelines [2]

Bonjour,

Je continue à publier les citations que j'aime dans le livre La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille. J'ai bien fini ce livre et je l'adore beaucoup beaucoup !

La 1ère partie est trouvée ici !

"N'est ce pas étrange que ce Chris Lemoine m'écrive juste au moment où j'allais me décourager ? Drôle de coincidence. Si on croit aux coincidences. Mais je ne crois pas aux coincidences. Je ne crois pas aux hasards, ni à la chance. Je crois à l'enchaînement des événements tel que l'univers l'a prévu, à l'ordre implacable du monde où chaque mini-engrenage a sa place et son rôle à jouer et où la moindre poussière peut dérégler le mécanisme. Le battement d'ailes de papillon à Tokyo qui déclenche un cataclysme à l'autre bout du monde. Tout ça"

"- J'aime les chiffres, parce qu'ils sont sans ambiguïté. Une formule mathématique ne laisse aucune place au hasard, à la chance ou à l'imprévu. Pas de déception, il n'y a qu'un seul résultat possible. En fait, les chiffres disent toujours la vérité.
- Contrairement aux gens, c'est ça?
- Voilà"

Ah mon Dieu, quand je tape ces lignes là, ça me rappelle tellement du livre The devotion of Suspect X que je viens de lire et également écrire un article de critique. Quelle coincidence !

Cette critique (écrite en anglais) est trouvée ici !

"En plus de mes échecs à répétition pour trouver du travail, je me sens triste parce que Paris m'a déçue. La capitale française est très loin de Paris de carte postale que je rêvais de visiter enfant. Le vrai Paris laisse les crottes de chien salir les trottoirs des Grands Boulevards, ses SDF grelotter toute la nuit. Sur les grilles d'aération du métro et les rats courirs sur les rails. Les arbres y sont aussi rares que les sourires et un expresso coûte le prix d'un sac à main;"

"- J'aime bien les gens bavards. Tu n'es jamais stressé par l'idée de n'avoir rien à dire.
La remarque me surprend. Je pense exactement la même chose."

(et moi je pense exactement la même chose que les 2 personnages !)

"Tu es comme un film d'auteur ou un bouquin très littéraire : complexe et géniale, mais tu demandes un petit effort sur les premiers chapitres pour qu'on commence à t'apprécier vraiment."

"Ça va ? Je hais ces deux petits mots, cette question purement théorique en français comme en anglais, question qui n'en est pas une, qui appelle le "oui" systématiquement et irréfléchi et qui, par sa fréquence, te rappelle constamment que non, ça ne va pas et que ce n'est pas près d'aller mieux."

"Etonnant à quel point les hommes sont dirigés par leurs instincts biologiques. C'est un homme intelligent et doué, probablement capable de trouver facilement une partenaire sympa et honnête, mais il réitère la même erreur à l'infini, à savoir, faire confiance à cette personne qui le maltraite, en pensant à chaque fois que le résultat sera différent."

"C'est le problème de trop se rapprocher des gens : on finit par baisser la garde et on révèle peu à peu ce qu'on voulait cacher."

The devotion of Suspect X


C’est la première fois où j’écris la critique d’un livre en anglais. Je ne sais pas où la publier, alors je poste sur mon blog français parmi mes autres articles en français. C’est un bon livre et je recommande.

The devotion of Suspect X


One of the things which satisfy me recently is the decision to read this book. And it’s the very first time I want to write a book review in English, so I don’t know where to publish it, so I just post on my French blog among my other articles in French.

The author is Japanese, and I admit that the translation from Japanese into English was well done. Partly because of the writing style of the author, the story is easy to understand, simple but, as always, the simplest thing touches the heart more easily. He uses the murder as the background, to talk about deeper things, about slices of life, about human, and about a lot of conflicts that everybody faces. The conflict is that, nothing, no one, is extremely good or extremely bad. He uses math as the core to build the crime, it’s surprising enough, and absolutely logical !

“Things would be different if there were even one piece of the puzzle that didn’t fit, but there’s nothing. It’s perfect.”

La vie rêvée des chaussettes orphelines [Marie Vareille]

C'est le livre que je lis (je ne le termine pas encore). Le livre qui m'a trouvée par tout hasard et que j'aime beaucoup. Ça fait longtemps que je ne lis pas un roman français (le plus récent est Oh boy! de Marie-Aude Murail, mais c'est une relecture, ça ne compte pas).

J'ai tout d'abord téléchargé sa version audio, comme j'ai eu le droit d'un premier livre audio gratuit. Un choix par hasard, par quelques lignes courtes de description... quoi ? un star-up qui investit dans une application réunissant les chaussettes dépareillées partout dans le monde... ça semble drôle. Par hasard, par le titre qui rend curieuse, par la couleur bleu clair de la page de couverture...

Je suis en train de lire ce livre 2 fois. Pourquoi? Parce que je le lis et je l'écoute, en même temps. Un jour avant le début du confinement national, j'ai marché 2km vers la bibliothèque afin d'éviter la contamination sur le métro, pour l'emprunter. Et il sauve une part de ma vie lors de ces jours de confinement.

Je l'aime tellement que je note d'une façon manuscrite (oui, manuscrite) toutes les citations qui m'intéressent, et bah il y a plein. La narration qui mélange entre le présent et le passé n'est pas nouvelle, mais l'auteure la fait efficacement, elle révèle petit à petit le passé douloureux du personnage naturellement. J'ai pensé que la partie qui racontait le passé d'Alice me semblait un peu longue, mais au fur et à mesure, je ne compte plus combien de pages que j'ai feuilleutées.

Écrire

Je pense que ce temps là, je suis vraiment "overemotional" - trop émotive, et instable. C'est pourquoi j'écris assez souvent, presque tous les jours.
Par hasard, j'écoute un podcast de French with Jeanne sur Spotify. Elle parle de sa passion qui est d'écrire, et assez souvent en écoutant ce podcast, je me sens comme si elle a parlé à haute voix tout ce que je pense. À propos, c'est un podcast bien préparé et très structuré avec les idées et les évidences qui consolident ces dernières.

Voici le lien : https://open.spotify.com/episode/6pMO00f5vV0cHSt9nkMxHB

Un joli café à Amsterdam dont je vous donnerai l'adresse si vous me demandez ;)


Et voici quelques extraits que j'aime bien (avec mes remarques en jaune qui lient à ma vraie vie) :

"Là-bas | Tout est neuf et tout est sauvage"

Aujourd'hui le 29 Octobre 2017. Ile de France.

À la fin du jour, je pense que c'est un jour assez spécial pour écrire mon premier article francais en France (comme #nguyentung a dit que, maintenant je peux vraiment parler la langue au pays où elle a été née). 

Premièrement, aujourd'hui ca fait 2 mois et 1 semaine depuis que je suis arrivée en France. Et deuxièmement, c'est le jour de changement d'heure été/hiver. En fait, il fait froid dans ce pays occidental et la distance horaire avec mon pays augmente d'une heure.  Troisièmement, c'est le premier jour de mes vacances scolaires qui durent une semaine.

Même si je suis ici pendant dèja plus de 2 mois, parfois je n'arrive pas à croire que je suis maintenant, vraiment à ma destination de rêve depuis les premiers jours où j'ai commencé à apprendre cette langue étrangère. C'est un sentiment à la fois familier et étranger. 

La citation de Nicolas Sarkozy

Je ne m'intéresse pas à la politique. Mais si Marine Le Pen est élue, ça peut être une grande influence, un problème pour les étudiants étrangers (c'est possible que moi je deviendrai une parmi eux). Et je viens de découvrir Benoit Hamon, seulement parce qu'il déclare une phrase
"L'économie sociale et solidaire peut porter le changement". En fait, il semble s'intéresser au développement durable, j'aime ça.

En tout cas, politique n'est pas le sujet de cet article. C'est simplement une citation de Nicolas Sarkozy, un ancien président de la France (dont je ne connais pas si les politiques plaisent sa population). Pourtant, ses paroles au premier jour de l'année 2012 m'ont absolument touchée. Et je crois bien que c'est un moment convenable et assez important pour que je repartage ce paragraphe:

"Et pourtant il y a des raisons d'espérer. Nous devons, nous pouvons garder confiance dans l'avenir ... 
Nous devons être courageux, nous devons être lucide. Ce qui se passe dans le monde, annonce que l'année 2O12 sera celle de tous les risques mais aussi toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles ...

[Joli bouquin] La famille trop d'filles - Bella

Bonjour à tous :D
Aujourd'hui je veux vous présenter un petit livre pour enfants que je viens de lire: La famille trop d'filles, ma petite élève a pris ce livre à la bibliothèque et je trouve vraiment intéressante en le lisant. L'histoire parle d'une famille qui a 5 filles et seulement 1 garçon. Voilà, bienvenue au tome 2 - la cadette, la timide, la douce Bella! C'est une fille qui a la capacité de rédiger les poèmes et desire la lecture.




[Belles citations du livre]

Et à ce moment-là, Bella sait ce qu'elle aimerait le plus au monde: une lampe de chevet dans une chambre pour elle toute seule, où elle pourrait lire autant qu'elle veut. Car on ne peut pas lire dans le noir.

- Et pourquoi tu ne lèves pas la main, comme tout le monde? demande sa mère.
Heureusement, Anna la défend.
- Parce qu'elle sait tout, dit la soeur aînée, et elle n'a pas besoin de frimer devant tout le monde.
On s'adresse à Bella.
- Je n'aime pas parler devant les autres, finit par avouer Bella.
- Il faut apprendre à parler ! On n'est pas des bêtes sauvages. L'avantage des êtres humains par rapport aux animaux, c'est la parole, déclare son père en grande pompe.




[Poésie de Bella]