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"Ce que j'ai aimé, que je l'aie gardé ou pas, je l'aimerai toujours" [André Breton] . "Je suis au fond de ce que je parais en surface: douce, timide et rêveuse. Même quand la vie se fait cruelle"____ [Erik Orsenna. La grammaire est une chanson douce]
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Alexis Michalik

Brouillon édité en mai 2021 et finalement il peut être publié aujourd’hui, après que j’ai vu le 5è oeuvre d’Alexis Michalik qui est Edmond il y a 2 semaines. On peut compter aussi ‘Les Producteurs’ mise en scène par lui mais il n’est pas auteur et honnêtement cette pièce n’est pas mon coup de coeur.

- - -

J'envisage de publier un article sur Alexis Michalik - le metteur en scène français qui est officiellement devenu mon nouvel idol 😊, après avoir vu toutes ses pièces (il m'en reste une qui est Edmond), ainsi qu'avoir lu quelques textes intégraux.

Une semaine équilibre

Et alors? Il n’y a aucune raison pour laquelle je n’écris pas en français quand je raconte ma vie à Paris. En plus, l’écriture en français me manque, vraiment. Même quand j’écris ces lignes là, je me sens un peu étrange, et en même temps très contente! 

Bref, j’ai eu une semaine assez équilibre. Equilibre entre être toute seule et prendre du temps à côté des autres, entre rester chez moi et sortir, entre manger chez moi et au resto (pour une introvertie, c’est TOP). Et il faisait beau toute la semaine. Et j’ai pris de jolies photos qui me motivent d’écrire un article pour que je puisse les partager. 

Une touriste d’août

Je joue le rôle d’une touriste à Paris ces derniers jours du mois d’août, avant d’entamer une nouvelle aventure. Je ne sais pas ce qui va m’attendre, j’ai hâte et à la fois un peu d’inquiétude. 

[ Challenge d’écriture en 7 jours ] écrire une lettre à quelqu’un

7 days Writing prompts 

J’écris cette lettre à un ancien collègue, celle que je n’enverrai jamais, celle qui transmet les choses que j’ai voulu lui dire mais je n’ai jamais eu de chance. Je regrette que je n’aie même pas eu de chance de lui dire au revoir et bonne continuation avant son départ. 
… 

Roadtrip en Bretagne

Je suis en train pour aller à Colmar. Les jours de vacances sont trop bien. Ça fait presqu’une semaine je n’écris pas. Je pense que je devrai raconter mon voyage à Bretagne, c’était trop sympa. Les personnes sympas, la météo sympa, le paysage trop satisfaisant, des choses inattendues qui font partie de la vie. Quand j’écris jusqu’ici, je pense, pourquoi pas, transforme ce texte par hasard en un article sur mon blog?


C’était la première fête nationale, le 14 juillet où je ne suis pas à Paris. Un voyage qu’on n’a pas planifié, une invitation rapide d’un couple d’amis et allez hop, on était en route. Ça a commencé par un trajet de 5 heures en bus pour aller à Rennes. La rue était calme, les boutiques étaient fermées, c’était totalement différent de mon souvenir à Rennes il y a 3 ans. Et savez vous qu’est qu’il y a à Rennes? Ou en Bretagne en général? Les galettes ou on l’appelle aussi crêpes salées, accompagnées par un bol de cidre. Un repas typique. 
Puis on est arrivé à l’agence de location (hmm jsais pas si ce terme est correct), et les choses inattendues ont commencé ici. La voiture qu’on (pas moi, mes amis qui ont organisé le voyage) a choisie a manqué une pièce du siège à côté du conducteur, et c’était vachement dérangeant. Pourtant, heureusement on a pu prendre une autre, plus large que la première. C’était cool car on aurait 5 personnes, et même avec la plus grande, 3 adultes en arrière sont un peu trop. On a dépensé encore pas mal de temps pour que mon ami, qui est toujours habitué des voitures automatiques, fasse connaissance avec cette voiture (l’automatique est plus chère donc qu’on ne l’avait pas louée). Au début, on a cru que la voiture était en panne haha. Bon, après une longue journée en route, on est arrivé à la maison à Lanloup. Ici, la détente a pris place. Une maison trop trop jolie qui dispose d’un jardin organisé comme un mini parc, les pelouses, les fleurs, les arbres, entourés par des champs de blé (là ou on peut voir le soleil couché et c’était super quand même !!).



Bref, je ne suis pas forte en description, mais je peux dire que je peux rester ici, juste m’asseoir dans le jardin au dessous des rayons de soleil, lire, voir Netflix, manger… C’est ça les vacances quoi. Ah, avant de dormir, mon ami a cuisiné une casserole de potage avec oeuf et tomate, un plat Vietnamien tellement simple mais délicieux, et nous 4 nous sommes rassemblés dans la cuisine, avons mangé la soupe tiède alors que la température était fraiche (oui le soir en Bretagne). 

La 2è jour : notre destination est l’île de Brehat. Une île pas trop large, je crois qu’on peut tout visiter dans la durée d’une journée. Il n’y avait pas de grand chose, prendre le bateau pour y venir, marcher sur les sentiers jolis soit entre les maisons en pierre, soit entre des lignes de fleurs, soit au bord de la mer. Une île sans voiture et l’air est fraiche. Un bon repas, j’ai mangé une casserole de moule, pourriez vous imaginer que les moules sont le plat le moins cher ici? Et finir par deux boules de glaces. Parfait! 



L’après-midi, on a visité la plage près de chez nous, seulement loin de 4km, en voiture c’était rapide. Une petite plage à sable entourée par les montagnes basses. La mer… je ne serai jamais ennuyeuse de la mer (car je suis un petit poisson non), enfin, la nature en général. Ce qui est impressionné en Bretagne, la marée haute et basse. Quand la mer descend, les plages s’étendent à l’éternité. Les vrais plages à sable où vous pouvez marcher pied nu. Au Vietnam, c’est quelque chose normal mais vous devez savoir comment les plages à sable sont si rares en France. 
La journée a fini par un repas copieux, idée proposée par mes deux amis, soupe poulet et salade poulet, très vietnamien au milieu d’un village lointain en Bretagne, dans le jardin d’été quand le soleil arrivait à se coucher. Ah non, la journée a exactement fini par un tour de Pandémie, un jeu très intéressant. J’adore trop de ce genre de jeu société, un jeu coopératif, les règles semblent compliquées au début mais ça veut dire aussi qu’on aura plusieurs actions à faire. Haha, un triste souvenir de mon copain, celui qui a toujours apporté “l’épidémie” au monde hahaha. 

Ensuite, la troisième journée. Cette journée serait plus amusante car un autre ami viendrait nous rejoindre. Alerte chose inattendue : son TER de Rennes à Saint Brieuc était en retard d’une heure (on s’est croisé à Saint Brieuc). Heureusement, le parking est tout à côté du musée d’art et d’histoire de Saint Brieuc, entrée gratuite. Quelle activité convenable pour tuer le temps. Après avoir rencontré notre ami, on est allé directement à la plage près de l’ilot de Verdelet, là ou on a fait la pêche à pied, une autre activité trop trop cool que j’ai connu pour la première fois. Les moules dont on doit acheter chaque casserole au resto, les huitres qu’on doit commander 5 ou 7 huitres par portion, ici c’était une paradise (il faut aussi avoir les outils, le courage et les techniques pour les ramasser). J’imaginais pas qu’on puisse manger tellement de fruits de mer, un plat cher qu’on ne peut que gouter de temps en temps. Ah, j’oublie raconter que ce midi là, j’ai aussi commandé une deuxième casserole de moule (cette fois moule à crème fraiche, la veille c’était moule classique marinière). Bon, on était près de la mer quoi, pourquoi pas en profiter. J’ai trop kiffé la plage du Val André, beaucoup beaucoup plus large en comparaison avec la plage de Bréhec près de chez nous. Tellement large que j’ai cru que je possédais une partie d’elle. Les hommes ont joué deux matchs de foot avec deux différents groupes de jeunes hommes. Le foot sur plage, c’était cool non. 

La journée a fini par une soirée occupée. Occuppés de préparer tous les fruits de mer qu’on a ramassés. Le diner a démarré vers 22h mais tout le monde était satisfait : huitre crue et fraiche, huitre grillée avec sauce d’huile et de ciboulette, riz avec porc et aubergine grillés. On a aussi gouté les patelles, ou on l’appelle aussi chapeau chinois (très figuratif et créatif ce nom). Un genre de coquille dont n’avait même pas connu le nom, qu’on n’avait même pas su si c’était mangeable ou pas, drôle 😹. Elles sont dures par rapport au goût des Français, mais les Vietnamiens on mange tout ahaha. 

Le troisième jour. La journée la plus inattendue de tous! Pauvre mon copain, il a planifié de prendre des billets de train par chers pour rentrer tôt afin de rejoindre la fête chez son meilleur ami. Mais son train était en retard de 2 heures, incroyable, donc même s’il était rentré, ce serait trop tard pour la fête. Finalement, il est resté avec nous 4. Triste pour lui mais heureuse pour moi (désoléeee). On n’a pas su où aller ce jour là donc finalement choisi Ploumanach, un côte loin de 50km. Mais c’était génial, je pense que le paysage là me satisfaisait le plus. Énorme, sauvage, un sentier des douaniers charmant qui m’a donné envie de continuer, continuer à le suivre. Les photos ci-dessous vont exprimer ce que je veux dire. 





Les hasards ont continué. On a trouvé une boulangerie tout à côté de la station d’essence, et a fait une pique-nique parfaite sans planifiée avec de belle vue. L’après-midi un peu pareil de la veille, foot sur plage, marche, course, ou ne rien faire, sur plage… Ne rien faire suffisait. Soirée douce, repas simple dans le jardin, discussion sympa, un tour de pandémie de 5 personnes et on a perdu haha (toujours mon pauvre copain qui par accident a pioché toutes les cartes d’épidémie). Ah, la maison appartient à une amie de mon amie, elles sont violonistes et il y a plein d’instruments chez elles. Un ami du groupe a joué du piano et chanté. Il a du talent même s’il n’est pas professionnel. 

Dernier jour, pas grand chose à raconter sauf que c’était la première fois j’ai essayé le blablacar. La première expérience n’était pas mal du tout! Fin d’un voyage magnifique qui ne manque pas des events inattendus. On va voir comment mon séjour à Colmar sera.

Joli bouquin | tout le bleu du ciel | recommendation de lecture d’été

Le livre le plus long que j’ai lu cette année, jusqu’aujourd’hui. Mais je ne crois pas que j’aille lire un autre plus long d’ici fin d’année. 

(Spoiler alert) 

4.8⭐️ … au lieu de 5⭐️ parce que à mon avis quelques parties peuvent s’accélérer. Pourtant, la longueur du livre ne m’ennuie pas du tout. Une belle aventure qui m’apporte beaucoup d’émotions. Elle commence par la maladie mortelle d’Emile, mais ne donne pas une ambiance lourde. A la place : un esprit positif

“Je vais partir, je vais me tirer à l’aventure avec mon sac à dos, un camping-car, comme on en rêvait. Je vais vivre soixante années en une seule. Je te promets. J’aurai zéro regret.”

“Je dois vider mon compte en banque et mon livret A avant de mourir alors…”

Et du coup ça donne envie. Envie d’un voyage duquel on pourrait savourer chaque minute, sans penser qu’au jour n+5, il faut être présent à la gare à exactement xx heures pour rentrer chez eux. 

Le style d’écriture de Mélissa Da Costa est tellement fluid. Au début, on peut clairement connaitre que le point de vue appartient à Emile, malgré la narration à la troisième personne  Joanne apparaît comme une personne silencieuse, réservée, un mystère en permanence. Jusqu’au moment où ses secrets sont révélés, et Emile perd sa conscience au fur et à mesure à cause de la maladie, le point de vue change désormais à la position de Joanne. Aussi fluide la transition des pensées d’Emile et celles de Joanne entre le présent et le passé. 

Deux personnes, un homme et une femme, ensemble pour un voyage étrange. Normalement on va attendre une histoire d’amour passionnante ou quelque chose pareille. Mais ce n’est pas le cas dans ce livre. Pour moi, ils sont deux compagnons de voyage, ils peuvent s’aimer un jour, qui sait. Mais plus que ça, ils sont deux âmes perdus qui se trouvent, qui s’ouvrent l’un à l’autre. “Ils sont sur la même longueur d’onde”.

J’apprécie le fait qu’il sont juste des personnes normales. Emile, comme sa ex-copine a remarqué, un homme qui ne bouge pas. Il ne pense pas à l’avenir, à la construction d’une vraie famille, il continue à faire un travail qu’elle l’aide à trouver, un boulot qui ne le plaît pas. Joanne, une jeune femme qui vit toute sa vie dans une école, qui ne sort pas de son village, qui travaille en tant que “gardienne” de l’école (bref, pas vraiment gardienne mais je ne me souviens pas l’intitulé de son poste). 

Pour Emile, “Elle est la seule personne qui a répondu à son annonce, qui s’est proposée de l’accompagner dans ce dernier périple vers la mort  Ils sont liés, en quelque sorte.”

Pour Joanne, c’est la promesse que son père a tenu. “Si je peux faire quelque chose, alors, je te promets…Je m’arrangerai pour t’envoyer un signe. Le jour où ta vie deviendra trop lourde à porter, je tâcherai de t’envoyer un autre compagnon de voyage.”

Par conséquence, Joanne elle aussi, elle a tenu sa promesse avec Emile jusqu’au bout, malgré tous les difficultés et douleurs que cela apporte (c’est triste d’être oublié par quelqu’un qu’on aime). Une fille ordinaire…mais courageuse. 

La petite fille de Monsieur Linh | beaucoup plus triste que j’imaginais

Je me suis dit que je ne lirais plus de livre sur la guerre pendant une certaine période (voir plus les raisons ici mais l’article est rédigé en vietnamienne), car c’est trop lourd. Finalement j’ai lu La petite fille de Monsieur Linh, premièrement parce que c’est un petit livre et j’ai été persuadée que je pourrais le finir rapidement. Même sa version audio ne dure que plus de 2 heures. 



Un livre vachement court mais m’a faite réfléchir une fois que je l’ai terminé, et hésiter en donnant une note. 3⭐️ou 4⭐️ ? C’est un bon livre, oui, tout à fait. J’aime bien son style et le message livré. Tout est clair, concis, un bouquin pas long mais surtout suffisant. C’est ce que j’apprécie. Juste, personnellement, je ne suis pas habituée à cette sorte de livre assez lourd et poignant. Désolée, c’est simplement le goût. Et finalement j’ai mis 4⭐️. Il le mérite. 

La guerre ne représente pas vraiment le sujet principal de l’oeuvre, mais elle est la raison sur laquelle l’histoire est basée et construite. L’auteur - Philippe Claudel - rappelle seulement quelques informations générales et très vagues de la guerre, un pays paisible, un village tranquille attaqué par l’armée étrangère et tout est détruit. Les villageois morts, les animaux morts, les maisons et arbres brulés. Pas plus de rizière, pas plus fleuve serein... 
C’est la raison pour laquelle Monsieur Linh perd tout ce qui est crucial pour lui. Il doit quitter la terre à laquelle il s’attache. 
« Quitter le bateau, c’est quitter vraiment ce qui le rattache encore à sa terre » 

C’est la raison pourquoi il a apporté une poignée de terre dans ses bagages, et la considère comme de l’or. Il pense sans cesse de son pays natal, la tristesse profonde gênent son coeur chaque jour. 
« La terre du village, noire et limoneuse, qu’il avait travaillé durant toute sa vie, et avant lui son père, et avant lui son grand-père, une terre qui les avait nourris et accueillis au moment de la mort » 
« Il ferme les yeux et s’endort en songeant aux parfums du pays natal » 

On sent vraiment la nostalgie sous les plumes de l’auteur tout le long du livre et il les exprime par une variété d’expressions et d’images, belles et douloureuses. 
« Il sent vraiment son coeur se pincer, alors il pose fortement sa main libre sur sa poitrine, à la place du coeur, pour faire cesser le pincer » 

La nouvelle vie est inconnue, ainsi que les gens. 
« La soupe entre dans sa bouche et dans son corps, et c’est soudain tout l’inconnu de sa vie nouvelle qui vient en lui »
« Les hommes et les femmes marchent très vite, comme si leur survie en dépendait »
« S’il avait été seul, il ne serait même pas là, dans ce pays qui n’est pas le sien » 

Une nouvelle vie qui est totalement contraire à ce dont il rêve
« Dans l’arrière-pays, dans un village, n’importe lequel, au milieu des champs, près des forêts, d’une rivière, un petit village si ça existe encore, où tout le monde serait connu et dit bonjour. Pas comme ici »

C’est également la raison pour laquelle son ami, Monsieur Bark, même s’ils ne se comprennent pas, ne parlent pas une même langue, dès qu’il reconnait que Monsieur Linh vient du pays où il est arrivé et a déclenché la guerre et a tué les gens, il sanglote pendant long temps. Il regrette tout ce qu’il a fait. C’est au moins un bon signe. Donc dans cet oeuvre, Philippe Claude aborde un différent point de vue sur la guerre, sans bombe directe, pas de sang, sans soldat ou fusil, mais tout ce qu’elle cause, la mélancolie, la perte et le regret. 
« Je vous demande pardon, pardon... pour tou ce que j’ai fait à votre pays, à votre peuple. Je n’étais qu’in gamin, un sale con de gamin qui a tiré, qui a détruit, qui a tué sans doute... Je suis un vrai salaud » 

On découvre aussi l’amitié entre deux hommes inconnus et perdus, une évolution naturelle et sympa. Pas à pas ils deviennent plus proches, plus sincères même s’ils ne parlent pas la même langue. Ils se racontent leur vies, Ils pleurent et rient ensemble. Leur voix deviennent si familière à l’autre. Ils s’offrent des cadeaux, ils prennent le café ou le repas ensemble. Ils se consolent par mettant la main sur l’épaule ou se serrant la main.

Un joli bouquin.

joli bouquin | Sauveur & fils

 


Je suis très contente de pouvoir dessiner moi-même une illustration pour un livre que j'aime beaucoup (même si elle n'est pas totalement correcte car Sauveur est détaillé comme un psychologue de 1,9 mètres d'hauteur). J'ai mentionné ce livre dans un autre article dans un autre blog en vietnamien (👉cliquez si vous comprenez cette langue), qui parle des livres et films psychologiques. J'aimais toujours Marie-Aude Murail, je l'ai su dès la première fois où j'ai lu son livre bien connu "Oh boy" il  y a plusieurs années. 

Je suppose qu'elle est aussi connue en France, car dans la bibliothèque une grande étagère n'est réservée que pour ses oeuvres. Quant à Sauveur et fils, c'est une série composant de 6 saisons (mince, 6 saisons!!!) et chaque saison est tellement épaise (ok, j'admire la capacité de Marie-Aude Murail). Quand j'ai commencé avec la saison 1, j'ai pensé que comment un livre d'adolescent peut être si lourd (et imprimé sur le papier aussi épais), j'ai voulu pleurer chaque fois je l'ai apporté avec moi pour lire dans les transports communs. 
Je change mon avis. D'une part, après avoir fini les livres voire beaucoup plus lourds tels sont L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón et Kane & Abel de Jeffrey Archer. D'autre part, comme j'ai dit au dessus, je préfère le livre et je pardonne tout et je continuerai sans doute les prochaines saisons. 
Je reconnais le style de Marie-Aude Murail, et honnêtement, son style n'est pas facile à lire et surtout je déteste le passé simple. Par contre, elle me surprend tout temps, elle exprime des choses dures et pénibles avec la délicatesse et l'adresse, dans un livre destiné aux enfants. Des sujets "choquants" tels sont : le racisme 
"Lazare poussa la grille du jardin puis la porte de la véranda, qu'aucune clé ne fermait, et Louise se fit la réflexion que cette confiance dans le voisinage était un trait de moeurs antillaises. Etait-ce raciste de le penser? se demanda-t-elle, saisie d'un nouveau scrupule. D'ailleurs, n'est-ce pas la preuve de son racisme de se demander si on est raciste?"

une fille qui a envie de devenir un garçon
"- Le soir, avant de m'endormir, je pars dans mon monde. Je m'appelle Elliot à la place d'Ella. J'ai des superpouvoirs, j'entre dans le coeur des gens et je peux le faire exploser quand ils sont méchants... Et il y a une fille qui est amoureuse de moi, c'est la fille du roi...
- Tu as beaucoup de chance de pouvoir te raconter ces histoires. L'imagination, c'est quelque chose de magique et ça exprime des choses de nous très profondes.
- On vit tous avec un double, qui est nous dans un autre monde. C'est pour ça qu'on lit, on va au cinéma, qu'on joue aux jeux vidéo, qu'on s'identifie à des personnages, qu'on part sur Internet dans des univers virtuels. Tu as un royaume à toi, Ella, où tu es le prince Elliot."

le monde d'adulte, la divorce, l'échec, les comportements mauvais des parents, l'abus sexuel sur mineur 😥...
"La petite Ella porta les mains à ses oreilles. Saint-Yves regarda autour de lui, incrédule. En quelques secondes, trois vies dévastées. C'était ça, la psychothérapie?

Je fais un stage. Ca fait 4 ans que je fais des stages. A 300 euros par mois pour dix heures de taf par jour. J'ai un Master de communication. ... (ça brise mon coeur)... La seule chose qui me console, c'est que 80% de mes anciens condiciples sont dans le même cas. On fait semblant d'avoir un travail, on dit aux gens: "Je suis chez Veolia" ou "Je bosse pour une grosse agence de pub". Et c'est vrai qu'on travaille comme si on était des cadres, peut-être même qu'on travaille plus, plus tard le soir, plus dur, parce qu'on espère être embauchée... à la fin du stage. Mais au bout de 3 mois, on nous jette comme un Kleenex, on nous remplace par un autre stagaire à 300 euros. 

- Vous savez, les adultes, ils promettent des trucs...
- ... et ils ne tiennent pas leurs promesses? Tu es sévère avec les adultes, Ella. Il faut leur laisser une chance. Ils peuvent faire des progrès, eux aussi." 



J'apprécie beaucoup comment elle est délicate dans ses mots, comment elle apporte une ambiance positive au bout de toutes ces drames et elle me fait rire plein de fois. 
"Au lit, maintenant! coupa Saint-Yves, qui voulait garder l'usage des Kleenex pour ses patients.
L'homme est un animal dénaturé. On ne voit pas beaucoup de vaches au volant d'une voiture.
- Il voulait me tuer?! Le frère de maman!
- Mais je lui ai fait peur avec une louche! fanfaronna Gabin.
De tout ce qui s'est passé, c'était ce qui lui semblait le plus marquant." 


 

bouquin | Juste avant le bonheur

 J'ai vu le nom de l'auteure de ce livre - Agnès Ledig il y a trois années pour la première fois et à partir de ce moment là, j'avais toujours envie d'essayer ses oeuvres. C'était sur le métro 8 partant de Créteil, j'ai vu une passagère, une femme afro qui ne ressemblait pas du tout à une "Cadre", et qui a lu attentivement un bouquin. Son apparence, son absolue concentration me rendaient curiosité, "qu'est-ce qu'elle lit? Est-ce tellement bon?" . J'ai fait d'effort pour capter le nom du livre : on regrettera plus tard d'Agnès Ledig. 

Et bah, j'ai finalement fini son oeuvre "Juste avant le bonheur", et je conclus que son style ne me convient pas. Cela ne veut dire pas qu'elle n'est pas une écrivain talentueuse. C'est juste un peu trop littéraire pour moi, il y a des tas de nouveaux mots et de conversations en langage familiale que je n'arrive pas à comprendre. Les évènements et la relation entre les personnages développent d'une façon incroyablement rapide. De plus, la dernière partie racontée sous le point de vue de Julie me semble négligeable. 

Sinon, le point positif est que j'ai pu ramasser plein de citations qui parlent de la vie et surtout la tristesse. Les émotions du personnage principal - Julie - une mère seule très jeune, mais aime son fils de tout son coeur, sont bien exprimées et m'ont franchement touchée. J'ai eu envie de pleurer.

Bon, ci-dessous vous trouverez mes citations préférées. Alerte : elles sont assez longues.

Bonne lecture ! 😎

"Finalement, je ne suis pas si mal dans mon supermarché. Le seul risque que je cours, c’est de casser un bocal, de faire une erreur de caisse, de tomber sur un paquet de farine entr’ouvert, ou d’oublier un antivol. Aucune vie en jeu dans tout ça.

Je n’avais jamais vraiment réfléchi à ces métiers qui ont des cœurs qui battent au bout des doigts. Jérôme a gardé son calme. Je le sentais pourtant inquiet. Il ne l’a pas montré à sa remplaçante, qui, elle, l’était vraiment. Je crois que je me serais décomposée à leur place. Il faut une sacrée force de caractère pour affronter des situations pareilles."

👉 Certainement la citation que j'aime le plus. Une petite comparaison et le terme "au bout des doigts" évoquent clairement chez moi comment le métier de médecin est dur.

[joli bouquin] Tu comprendras quand tu seras plus grande

Bonjour,

J'ai terminé ce joli bouquin en 2020, mais jusqu'aujourd'hui j'ai la chance de vous en parler.

Ah, tout d'abord, bonne année à toutes et à tous ! Je vous souhaite de pouvoir lire de bons livres comme vous aimeriez 😊

Bon, je vous raconte premièrement du context. J'ai connuVirginie Grimaldi un peu par hasard.  C'est French with Jeanne  qui a recommandé un autre livre de cette auteure - le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie (mince, les titres de ses livres sont toujours longs hein). Donc inialement j'ai voulu le lire. Ensuite, en cherchant sur le réseau de bibliothèque de Paris (ce réseau est super ! je suis chanceuse de m'y abonner) pour la disponibilité des livres, en consultant les notes et les résumés sur babelio... j'ai décidé d'avancer avec "Tu comprendras quand tu seras plus grande". 

La première raison : l'histoire se passe à Biarritz et je viens de visiter Le Pays Basque l'été dernier. J'aime beaucoupppppp !!! veuillez voir quelques jolies photos ci-dessous. 


plus de photos sont trouvées ici 👉 instagram @travelling.poisson

Quoi faire quand tu es tout(e) seul(e) à Paris?


Il y a les gens qui visitent Paris, y restent quelques jours puis partent et remarquent qu'ils n'aiment pas Paris. 

En plus de mes échecs à répétition pour trouver du travail, je me sens triste parce que Paris m'a déçue. La capitale française est très loin de Paris de carte postale que je rêvais de visiter enfant. Le vrai Paris laisse les crottes de chien salir les trottoirs des Grands Boulevards, ses SDF grelotter toute la nuit. Sur les grilles d'aération du métro et les rats courirs sur les rails. Les arbres y sont aussi rares que les sourires et un expresso coûte le prix d'un sac à main
Citation - La vie rêvée des chaussettes orphelines - Marie Vareille
(Les autres citations de ce livre sont trouvées ici ! )

Je ne suis pas en désaccord. Puis, il y a d'autres personnes qui participent à la conversation, ils protègent Paris par les arguments dont je suis contente. Paris pour moi est une boîte géante qui contient plein de choses à découvrir, plein de surprises. Il y a toujours quelques choses à voir, quelques choses nouvelles à Paris. Je ne suis pas ennuyeuse quand je suis à Paris, même si parfois j'y suis toute seule.


Quoi faire quand tu es tout(e) seul(e) à Paris?

La vie rêvée des chaussettes orphelines [2]

Bonjour,

Je continue à publier les citations que j'aime dans le livre La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille. J'ai bien fini ce livre et je l'adore beaucoup beaucoup !

La 1ère partie est trouvée ici !

"N'est ce pas étrange que ce Chris Lemoine m'écrive juste au moment où j'allais me décourager ? Drôle de coincidence. Si on croit aux coincidences. Mais je ne crois pas aux coincidences. Je ne crois pas aux hasards, ni à la chance. Je crois à l'enchaînement des événements tel que l'univers l'a prévu, à l'ordre implacable du monde où chaque mini-engrenage a sa place et son rôle à jouer et où la moindre poussière peut dérégler le mécanisme. Le battement d'ailes de papillon à Tokyo qui déclenche un cataclysme à l'autre bout du monde. Tout ça"

"- J'aime les chiffres, parce qu'ils sont sans ambiguïté. Une formule mathématique ne laisse aucune place au hasard, à la chance ou à l'imprévu. Pas de déception, il n'y a qu'un seul résultat possible. En fait, les chiffres disent toujours la vérité.
- Contrairement aux gens, c'est ça?
- Voilà"

Ah mon Dieu, quand je tape ces lignes là, ça me rappelle tellement du livre The devotion of Suspect X que je viens de lire et également écrire un article de critique. Quelle coincidence !

Cette critique (écrite en anglais) est trouvée ici !

"En plus de mes échecs à répétition pour trouver du travail, je me sens triste parce que Paris m'a déçue. La capitale française est très loin de Paris de carte postale que je rêvais de visiter enfant. Le vrai Paris laisse les crottes de chien salir les trottoirs des Grands Boulevards, ses SDF grelotter toute la nuit. Sur les grilles d'aération du métro et les rats courirs sur les rails. Les arbres y sont aussi rares que les sourires et un expresso coûte le prix d'un sac à main;"

"- J'aime bien les gens bavards. Tu n'es jamais stressé par l'idée de n'avoir rien à dire.
La remarque me surprend. Je pense exactement la même chose."

(et moi je pense exactement la même chose que les 2 personnages !)

"Tu es comme un film d'auteur ou un bouquin très littéraire : complexe et géniale, mais tu demandes un petit effort sur les premiers chapitres pour qu'on commence à t'apprécier vraiment."

"Ça va ? Je hais ces deux petits mots, cette question purement théorique en français comme en anglais, question qui n'en est pas une, qui appelle le "oui" systématiquement et irréfléchi et qui, par sa fréquence, te rappelle constamment que non, ça ne va pas et que ce n'est pas près d'aller mieux."

"Etonnant à quel point les hommes sont dirigés par leurs instincts biologiques. C'est un homme intelligent et doué, probablement capable de trouver facilement une partenaire sympa et honnête, mais il réitère la même erreur à l'infini, à savoir, faire confiance à cette personne qui le maltraite, en pensant à chaque fois que le résultat sera différent."

"C'est le problème de trop se rapprocher des gens : on finit par baisser la garde et on révèle peu à peu ce qu'on voulait cacher."

La vie rêvée des chaussettes orphelines [Marie Vareille]

C'est le livre que je lis (je ne le termine pas encore). Le livre qui m'a trouvée par tout hasard et que j'aime beaucoup. Ça fait longtemps que je ne lis pas un roman français (le plus récent est Oh boy! de Marie-Aude Murail, mais c'est une relecture, ça ne compte pas).

J'ai tout d'abord téléchargé sa version audio, comme j'ai eu le droit d'un premier livre audio gratuit. Un choix par hasard, par quelques lignes courtes de description... quoi ? un star-up qui investit dans une application réunissant les chaussettes dépareillées partout dans le monde... ça semble drôle. Par hasard, par le titre qui rend curieuse, par la couleur bleu clair de la page de couverture...

Je suis en train de lire ce livre 2 fois. Pourquoi? Parce que je le lis et je l'écoute, en même temps. Un jour avant le début du confinement national, j'ai marché 2km vers la bibliothèque afin d'éviter la contamination sur le métro, pour l'emprunter. Et il sauve une part de ma vie lors de ces jours de confinement.

Je l'aime tellement que je note d'une façon manuscrite (oui, manuscrite) toutes les citations qui m'intéressent, et bah il y a plein. La narration qui mélange entre le présent et le passé n'est pas nouvelle, mais l'auteure la fait efficacement, elle révèle petit à petit le passé douloureux du personnage naturellement. J'ai pensé que la partie qui racontait le passé d'Alice me semblait un peu longue, mais au fur et à mesure, je ne compte plus combien de pages que j'ai feuilleutées.

Visiter tous les théâtres à Paris


Donc, comme promis, je réserve cet été étrange pour me balader autour Paris et visiter tous ses théâtres. Chacun a une autre histoire. Qu’est ce que tu vas faire si tu as des 500 euros à main pour dépenser uniquement aux activités cultures et sports ? Tu sens comme si tu es une reine :) . Tout ce que tu peux faire est de surfer et surfer sur les sites de vente, les sites de critiques afin de choisir ce que tu aimes, et réserver un billet.

(5) ADIEU MONSIEUR HAFFMANN théâtre Rive Gauche. Je vous jure que c’est absolument le spectacle que j’aime le plus, parmi tous ce que j’ai vus !!!

Après un mois "d'être handicapée"

Bonjour,

Ça fait longtemps que je ne vous tiens au courant de ma vie en France depuis le dernier article. Aujourd'hui je décide de revenir pour célébrer ma situation de handicap quasiment finie au bout d'un mois.
Je ne comprends pas pourquoi tant de mauvaises choses ont pu m'arriver pendant deux mois consécutifs (mais en réalité je comprends bien que c'est ma faute) : vol de portefeuille à Paris avec tant d'importants papiers, mais, allez, il existe quelqu'un qui n'est jamais volé à Paris ? Le mois suivant, je me suis tombée d'une chaise pliante chez moi, et voilà, une entorse. J'ai porté des béquilles pour me déplacer entre école-domicile-entreprise (avec tant de transport, métro, marche, etc...) et pour la première fois dans ma vie je me sens comme un handicapé.

Mais, cet article n'a pas pour mission de me plaindre. Je viens de savoir une expression "Never explain, never complain" duquel je suis toujours d'accord. Donc, on focalise sur les points positifs :)

Living in France. Or keep fighting until your last breath.



Pour vivre et survivre en France, pour quelqu'un qui n'est pas excellente comme moi, c'est pas du tout facile. Il y a les jours où je pleure car les programmes d'étude sont trop lourds, team-mates sont nuls et irresponsables; les jours où je pleure après le refus d'un entretien d'embauche pour lequel j'ai beaucoup préparé. Les jours de déménagement quand moi, tire 2 lourdes bagages, sac à dos plein de trucs, change de ce bus à l'autre métro, puis continue à marcher épuisément. Et les jours où je trouve clairement mon retard par rapport à ceux qui ont le même point de départ que moi. 

Mais finalement, mon relevé de note du premier semestre (seul le premier) est le plus haut de la classe. Finalement, au bout d'un été sans repos, stage en pleine semaine, enseigner les cours français supplémentaires le week-end, chercher les postes, postuler, et écrire le mémoire de plus, je suis retenue par 2 entreprises après 4 refus. 

Mais l'acceptation ne signifie pas le soulagement.

Est ce que j'aime Paris?

La réponse est Oui.

Malgré les moments où Vietnam me manque trop. Les moments de consfuse, de dépression (peut-être sans raison), si je suis au Vietnam, moi, et ma moto, et mon carnet de journal intime, nous ferons ensemble un tour à Hanoi, puis nous nous arrêterons dans un joli café qui se donne sur un joli paysage, les rues d'Hanoi, le grand lac, ...

Mais ici en France, cela est impossible.

Bien que j'habite en France (banlieue de Paris) pas mal de temps, je m'adapte au fur et à mesure, mais parfois je me sens étrange quand même. Toutes les personnes que je connais depuis que je suis arrivé ici, m'appellent Thien (au lieu de Thien Huong ou Huong). Ce n'est pas le vrai vrai nom mais c'est facile à prononcer pour les étrangers.

L'égalité homme-femme ou bien le jour après la fête mondiale des femmes

C'est simplement un texte que j'ai écrit à la classe, instantanément, basé sur la perception seulement. Donc, sans trop de recherche, sans statistiques ou données en détail. 

En fait, j'aperçois qu'en France qu'on ne tient pas compte trop à la fête mondiale des femmes, c'est simplement un jour normal comme les autres jours de l'année. Moi, je n'y tiens pas compte aussi, pas trop. Mais c'est vraiment vraiment différent de l'atmosphère au Vietnam. Au Vietnam, c'est presque une très grande fête et je me manque des jours quand j'étais au lycée ou à l'université, où les garçons pourraient chanter tout le cours (comme cadeau pour les filles et la professeur mais à la fois pour ne pas arriver à apprendre ce jour là). 

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Au Vietnam, surtout pendant et juste après la période féodale, la discrimination homme femme était extrêmement grave. Pourtant, de nos jours, cette discrimination n'existe presque plus, sauf seulement dans une minorité de la société.


Sous la période féodale, la position de l'homme dans la famille et dans la société était appréciée d'une façon exagérée. En fait, comme le roi possédait la force la plus importante dans le pays, toutes les positions de pouvoir, les ministères étaient destinés aux hommes.

"Là-bas | Tout est neuf et tout est sauvage"

Aujourd'hui le 29 Octobre 2017. Ile de France.

À la fin du jour, je pense que c'est un jour assez spécial pour écrire mon premier article francais en France (comme #nguyentung a dit que, maintenant je peux vraiment parler la langue au pays où elle a été née). 

Premièrement, aujourd'hui ca fait 2 mois et 1 semaine depuis que je suis arrivée en France. Et deuxièmement, c'est le jour de changement d'heure été/hiver. En fait, il fait froid dans ce pays occidental et la distance horaire avec mon pays augmente d'une heure.  Troisièmement, c'est le premier jour de mes vacances scolaires qui durent une semaine.

Même si je suis ici pendant dèja plus de 2 mois, parfois je n'arrive pas à croire que je suis maintenant, vraiment à ma destination de rêve depuis les premiers jours où j'ai commencé à apprendre cette langue étrangère. C'est un sentiment à la fois familier et étranger.